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Derniers articles

Les conditions clés d’une transition energétique accélérée : alors qu’attendons-nous ! et changez de lunettes (vision) «

Se tourner vers les renouvelables […] n’est plus simplement une décision faite au nom de l’environnement

mais, de plus en plus largement, une décision économique intelligente”

Adnan Z. Amin, DG de l’IRENA

C’est le résumé clé de Etude l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena) Cette étude souligne notamment que

« Toutes les technologies renouvelables seront compétitives par rapport aux énergies fossiles en 2020 ».

Selon l’Irena, les coûts moyens des renouvelables devraient atteindre entre 30 et 100 dollars le mégawattheure (MWh), selon les technologies considérées (éolien, solaire, géothermie, biomasse, etc.), alors que les énergies fossiles affichent des coûts qui se situent entre 5 et 17 cents le kWh (50 et 170 dollars le MWh), selon des pays et les conditions locale de production (Voir IRENA).

L’Irena précise que depuis 2017, les coûts moyens des nouveaux projets de parcs d’éolien terrestre et de centrales solaires ont fluctué entre 6 et 10 dollars le kWh (60 et 100 dollars le MWh) L’Irena précise que depuis 2017, les coûts moyens des nouveaux projets de parcs d’éolien terrestre et de centrales solaires ont fluctué entre 6 et 10 dollars le kWh (60 et 100 dollars le MWh). Dans l’éolien, terrestre, certains nouveaux projets sont à présent mis en service avec un coût de production inférieur à 5 cents le kWh. Toujours l’an dernier, des projets dans la géothermie, la biomasse ou l’hydroélectricité se sont développés avec des coûts se situant autour de seulement 7 cents le kWh. Quant au solaire à concentration (solaire thermodynamique) et à l’éolien marin, certains projets mis en service d’ici 2020 auront des coûts de production situés entre 6 et 10 cents le kWh. Ces baisses de coûts sont l’effet d’une évolution technologique rapide, mais également d’une concurrence internationale accrue.

Et cette diminution des coûts de production va se poursuivre, car l’Irena estime que pour chaque doublement de la capacité mondiale installée, les coûts baissent de 14 % pour l’éolien marin, 21 % pour l’éolien terrestre, 30 % pour le solaire à concentration et 35 % pour le photovoltaïque. L’Irena anticipe que les installations terrestres atteignent des coûts moyens pondérés globaux de 0,05 $/kWh en 2020. L’éolien en mer reste plus onéreux, avec des prix affichés de l’ordre de 0,14 $/kWh pour les parcs construits en 2017. Le rapport de l’Irena montre que la chute des coûts de production de l’électricité solaire a été de 73 % depuis 2010. Principale raison de cette baisse spectaculaire, la chute de 81 % du prix des modules photovoltaïques depuis le début de la décennie. Quant au coût du solaire photovoltaïque, il devrait passer de 10 cents à 6 cents le kWh d’ici les trois prochaines années

 

Mais, vous pourriez me rétorquer, et vous auriez raison que la réelle compétitivité d’une filière énergétique ne dépend pas que de son coût de production. Il est également corolaire des possibilités technologique et des coûts liés au stockage et à la distribution de cette énergie jusqu’à la fin de la chaine (utilisateur) .

Alors voici des solutions et visions qui militent elles-aussi en faveur d’une transition energétique accélérée (encore moins d’obstacles donc de raisons de ne pas changer !

  1. A) En matière de stockage : La croissance de la production électrique intermittente doit s’accompagner de nouvelles solutions de stockage pour faire face aux ruptures d’approvisionnement par défaut de ressource (soleil, vent) et réduire les pertes d’électricité « fatale » lorsque cette dernière est produite en l’absence d’un besoin simultané sur le réseau

Solution 1 stockage les STEP

Alors que les travaux de révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) sont en cours, le Commissariat général au développement durable (CGDD) s’est penché sur les solutions de stockage d’électricité. L’arrivée de gros volume d’électricité renouvelable sur le réseau dans les années à venir va rendre la question de la variabilité de la production prépondérante. Ces énergies représenteront entre 28 et 31% de la production d’électricité à l’horizon 2023. Or, en France, les productions éoliennes sont maximales les mois d’hiver, alors que les productions photovoltaïques le sont en été. La demande d’électricité fluctue également avec des cycles journaliers, hebdomadaires et saisonniers (pointe de consommation en hiver).

Le CGDD a donc réalisé un panorama des possibles en matière de stockage qui servirait à gérer l’équilibre offre-demande.

Il en conclut qu' »au vu des évolutions technico-économiques projetées (progrès techniques, coûts, etc.), les batteries pourraient fournir une solution intéressante pour traiter les fluctuations journalières ; les réservoirs hydrauliques (STEP) pour les fluctuations hebdomadaires« . Au regard du profil français avec ses pics de conso en hiver, le duo éolien-STEP sort grand gagnant de ces réflexions.

A savoir que le principe des STEP est simple. Lorsque la production électrique est excédentaire, elle sert à pomper de l’eau d’un réservoir aval à un réservoir amont. Lorsque la demande d’électricité est forte, cette eau est turbinée pour produire de l’électricité. A l’heure actuelle, les STEP représentent 7 TWh de stockage en France soit 1,5% de la consommation annuelle. Une étude de l’Ademe de 2013 concluait déjà à l’intérêt de développer les STEP :

Solutions 2 et 3  stockage : batteries de nouvelles générations

Les batteries de nouvelles générations à base de sodium comme celles développées par le CNRS et ou les chercheurs de l’Empa et de l’UNIGE (batterie solide) : le sodium est moins coûteux,   plus stable et plus facilement recyclable que le lithium

Les batterie tout solides de nouvelles génération – L’actu parle d’elle-même : depuis février 2018 Saft s’est alliéà des Européens pour développer la batterie Li-Ion « tout solide »qui devront être plus performantes, moins onéreuses et plus sûres que les batteries Li-ion actuelles. Intégrées à leur environnement système et dotées de fonctions et d’interfaces numérisées, elles seront conçues en collaboration avec de grands fournisseurs de matériaux.

Enfin dans cette compétition technologique en cours pour s’imposer comme solution au stockage de l’énergie intermittente sur les réseaux d’électricité, des chercheurs du MIT viennent ce mois ci (6 février 2018) de remettre dans la course un accumulateur sodium-chlorure de nickel dont le concept n’avait eu que peu de succès en raison de la fragilité de la membrane intérieure.

Solution stockage 4 : Power to Gaz

Power to Gaz : transformer l’électricité en gaz pour la stocker.

En se basant sur le scénario 2030-2050 développé par l’ADEME où 50 % de l’électricité devrait provenir de sources vertes, GRTgaz estime que la solution Power to Gas produira en 2050 entre 15 et 20 TWh de gaz renouvelables par an, qui seront injectés ou stockés dans le réseau lors des périodes de forts excédents. Une fois transformée en gaz, cette énergie bénéficiera de tous les atouts du transport du gaz naturel : économique, flexible, discret et sûr.

Pouvant contribuer à l’approvisionnement en GNV des véhicules avec un bilan carbone neutre, le Power to Gas participe efficacement à la transition énergétique. Le gaz vert ainsi produit, moins émetteur de CO2 et de particules fines que l’essence ou le gasoil, constitue une alternative sérieuse aux carburants classiques pour les transports, avec pour effet de diminuer la pollution de l’air.

 

Solution de stockage 5 : l’utilisation à grand échelle de l’hydrogène qui selon une étude pionnière présentée par l’Hydrogen Council, l’hydrogène pourrait être l’un des piliers de la transition énergétique

En novembre 2017our la COP 23, 18 acteurs majeurs de leur secteur industriel, réunis dans le cadre de l’Hydrogen Council (Conseil de l’Hydrogène), on dévoilé les premières conclusions quantifiées quant au rôle de l’hydrogène à l’échelle mondiale. Cette étude, réalisée avec le soutien de McKinsey, montre non seulement que l’hydrogène est un pilier essentiel de la transition énergétique, mais aussi qu’il pourrait générer un chiffre d’affaires de 2 500 milliards de dollars américains et créer plus de 30 millions d’emplois à l’horizon 2050.

Cette étude, en anglais, intitulée Hydrogen, Scaling up (“La montée en puissance de l’hydrogène”) voir PDF ici

présente une feuille de route précise et complète sur le déploiement de l’hydrogène et sur les possibilités que cette énergie offre dans le cadre de la transition énergétique, confirmant ainsi la vision ambitieuse de l’Hydrogen Council. Rapport ici en PDF Hydrogen-scaling-up-Hydrogen-Council

 

Solution de sockage 6 : Smart Energy Hub (Grenoble)

Lors du salon « Smart Energies » à Paris de 2017, parmi les lauréats des « smart awards » figurait la start-up française Sylfen qui développe actuellement une solution de stockage d’électricité pour des bâtiments en autoconsommation.

L’idée : un « hub » alliant stockage par batteries et sous forme d’hydrogène.

Créée en 2015, la start-up grenobloise Sylfen entend ainsi mettre à disposition une solution de stockage permettant aux occupants d’un immeuble en autoconsommation de « s’assurer de toujours consommer l’énergie que l’on a soi-même créé ». Le système de stockage développé par Sylfen, en partenariat avec le CEA après près de 10 années de R&D (22 brevets déposés), repose sur un ensemble de batteries et surtout sur un électrolyseur « réversible ». Ce dernier peut fonctionner en mode électrolyseur pour produire de l’hydrogène à partir d’électricité (et d’eau) mais aussi en mode pile à combustible pour restituer de l’électricité et de la chaleur à partir de l’hydrogène stocké.

Le rendement électrique du système serait compris entre 50% et 55% selon Sylfen, la start-up précisant que ce rendement avoisine 70% en prenant en compte la chaleur valorisée par le système. Dans le cas où l’installation manquerait d’hydrogène, faute de surplus d’électricité, elle serait également capable de produire par cogénération de l’électricité ou de la chaleur à partir de biogaz produit localement.

 

B) En matière de distribution : le compteur communiquant d’Enedis (filiale d’EDF) = vers une auto-consommation des ménages (produire, consommer ou revendre son électricité.)

L’installation du compteur communicant Linky depuis décembre 2015, qui équipe aujourd’hui près de 5 millions de foyers en France (objectif 35 millions en 2021). Le nouveau compteur constitue une opportunité pour chacun d’améliorer la connaissance de sa consommation d’électricité et permet d’accompagner l’essor des énergies renouvelables, le développement de la mobilité électrique, tout en garantissant la sûreté du système électrique, une des priorités pour tous fournisseurs avec la protection des données des clients. Question clé en matière de Cybersécurité.

 

C) Le rôle clé des constructeurs automobiles avec le concept de réseaux intelligents d’énergie, ou « Smart energy networks »,

Il s’agit de coupler la maison et la voiture, toutes deux transformées en unités de production et de stockage de l’énergie. L’idée est de réduire la consommation énergétique globale de ce système maison-voiture, tout en compensant les fluctuations entre la production et la consommation d’électricité, en stockant sur de très courtes durées de petites quantités d’énergie dans des unités statiques., de manière à contribuer à sa stabilisation et son utilisation optimale.

Les précurseurs sont le Powerwall de Tesla, ou le xStorage de Nissan. 

© Legend.com / Audi

Et Audi vient d’emboiter le pas (actu fevrier 2018) : Ce mois ci L’automobile, la maison et l’énergie se combinent pour former un réseau énergétique intelligent : dans le cadre d’un projet pilote, le réseau Audi Smart Energy Network interagit pour la première fois avec le réseau électrique.

 

 

En conclusion : tout est possible, tout commence

Si nous voulons passer à la grande vitesse de la transition energétique (faire notamment que énergies propres assurent d’ici 2050 plus de la moitié de l’ensemble de nos besoins énergétiques)

… nous en avons désormais les moyens, leviers couplée à une nouvelle vision pour le faire

  • Favoriser fortement les énergies renouvelables, qui sont à présent compétitives et le seront encore plus demain (éolien, solaire, biomasse et également énergies marines encore très sous-exploitées)
  • Sortir de la vision verticale et centralisée (etatique ou monopoles) de la production d’énergie
  • (…) pour passer à une vision rhizome, décentralisée et intelligente de l’économie de l’énergie, intégrant les capacités et demandes d’énergie liées à l’activité économique (industrie, commerce, services numériques), à l’habitat (bureaux et logements) et comme nous venons de le voir la mobilité (tous transport)

 

L’enjeu est immense car nous devons à l’échelle du monde entier metre en place un nouveau système rentable, équitable, profitable à tous et durable.

Et si l’on peut ainsi, en plus limiter les dégâts du changement climatique ce sera encore plus lumineux.

Alors ici l’enegie des homes sera plus que jamais clé. Maryline

 

Voir aussi ma discussion sur Linkedin – Qu’en pensez-vous

https://www.linkedin.com/pulse/les-conditions-cl%C3%A9s-dune-transition-energ%C3%A9tique-alors-passini/?published=t

Je dis non aux « chasseurs de pauvres  » du monde entier

Savez-vous que partout dans le monde,  on chasse de plus en plus la précarité  (SDF, migrants) Loin des yeux loin du coeur humain.

Ainsi ce sport immonde grimpe en France notamment à Paris – pics d sur les bancs ! Rue de Rivoli une société à installé un système de  douches glaciales qui se déclenche si une personne veut se mettre à l’abri sous son porche. A savoir que 3 624 sans-abri ont été recensés à Paris dans la nuit du 15 au 16 février 2018. #NuitdelaSolidarité #sansabri #Paris https://fr.statista.com/infographie/12996/plus-de-3-500-sans-abri-recenses-a-paris/ …

R2D2

L’ONG de défense des animaux Society for the Prevention of Cruelty to Animals (SPCA) avait recours depuis novembre 2017 à un robot R2D2  pour empêcher des sans-logis d’installer un campement à proximité de ses bureaux de San Francisco

Que dire aussi sur les migrants – La Hongrie qui fait appel à des chasseurs

Et le débat en France

Pour mémoire

Le Conseil d’État a refusé de suspendre la très controversée « circulaire Collomb » organisant un recensement des migrants dans l’hébergement d’urgence, déboutant une trentaine d’associan

Le Projet de loi « asile et immigration » fait débat

A suivre

En attendant non aux chasseurs d’humains ! Maryline

 

Quand l’art lutte contre l’entropie : oui à la campagne sur Ulule MerciSimone (collectif Street art ) – Rv le 08 mars et je dis aussi Merci Germaine, Jeanne …

Vous êtes un ou une Simone ? Accrochons le maximum d’affiches #MerciSimone dans nos rues

pour la Journée Internationale du Droit des Femmes.

Merci Simone est un collectif de Street Art qui rend hommage à l’égalité, la paix via Simone Veil et donne l’élan aux nouvelles générations 

A la suite de la mort de Simone Veil, le 30 juin 2017, plusieurs hommages ont fleuri sur les réseaux sociaux, dans les journaux ou encore dans les bouches de chacune et de chacun d’entre nous.

Coller des affiches #MerciSimone dans les rues de notre ville – Paris –  C’est notre façon de lui rendre un hommage. Avec nos colles et nos pinceaux, nous allons à la recherche de murs libres afin d’exposer le visage de cette femme qui nous inspire au quotidien. Le devoir de mémoire qui nous est cher, nous anime lors de ces actions.

« La barbarie ne meurt jamais« , disait-elle. Elle est toujours là, tapie quelque part, et il faut malgré la peur, malgré nos lâchetés, croire qu’il n’est pas insensé de se battre.

Ouvrir les yeux et le coeur, comme elle nous l’a appris.

Pour la Journée Internationale du Droit des Femmes, le 8 mars prochain, nous lançons un appel aux millions de Simons & Simones et vous donnons rendez-vous pour afficher. Nous proposons nos affiches #MerciSimone à prix coutant, à partir de 5€. A nous d’écrire le reste de notre histoire et de nous battre pour le droit des Femmes.

Ce rendez-vous sera l’occasion de nous rappeler que le combat pour l’égalité et la paix continue avec l’élan des nouvelles générations et le soutien des anciennes.

La campagne sur Ulule https://fr.ulule.com/merci-simone/?utm_campaign=presale_65079&utm_source=newsletter_ulule&utm_medium=click

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Maryline – pour aller et penser plus loin

Au regard de mon Dea d’Histoire sur les femmes et leur rapport au pouvoir je profite de l’occasion pour vous remémorer le nom de grandes femmes de la patrie  (non exhaustif !) 

Jeanne Chauvin, première femme avocate, qui a mené un combat titanesque pour plaider 

Germaine Poinso-Chapuis première femme Ministre – Merci Germaine

MaitreGermaine  Poinso-Chapuis  qui a  exercé les fonctions de députée et de ministre de la Santé en œuvrant surtout dans le domaine juridico-social. C’est la première femme ministre de plein exercice dans l’histoire de la République de 1947 à 1948 et la seule jusqu’à Simone en 1974 – Et qui a mené un combat exemplaire pendant la résistance au péril de sa vie cachant, notamment  les persécutés dans les sous terrain du Palais de Justice de Marseille … 

Alors je dis merci Simone – et merci Jean et Germaine 

Et que tous les Simon, Simons, Germain, Germaine, Jean et Jeanne ne fassent qu’un pour lutter contre l’entropie 

Maryline 

 

Des neuroscientifiques inversent la maladie d’Alzheimer chez la souris ! une histoire d’enzyme – un traitement pour l’homme ?

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Le cerveau d’une souris de 10 mois atteinte de la maladie d’Alzheimer (à gauche) est rempli de plaques amyloïdes (en rouge). Ces caractéristiques de la maladie d’Alzheimer sont inversées chez les animaux qui ont perdu progressivement l’enzyme BACE1 (à droite). (crédit: Hu et al., 2018)

Les chercheurs du Cleveland Clinic Lerner Research Institute ont complètement inversé la formation de plaques amyloïdes dans le cerveau des souris atteintes de la maladie d’Alzheimer en appauvrissant progressivement une enzyme appelée BACE1. La procédure a également amélioré la fonction cognitive des animaux.

L’étude, publiée le 14 février dans le  Journal of Experimental Medicine , laisse espérer que les médicaments ciblant cette enzyme seront en mesure de traiter avec succès la maladie d’Alzheimer chez l’homme.

Voir article détaillé ici : http://www.kurzweilai.net/neuroscientists-reverse-alzheimers-disease-in-mice?utm_source=KurzweilAI+Daily+Newsletter&utm_campaign=6326e07cea-UA-946742-1&utm_medium=email&utm_term=0_6de721fb33-6326e07cea-281922065

Le service national universel : solution pour les Biens Communs ? entre obligation et engagement, et si on faisait confiance aux jeunes (MP)

Boites à dons qui fleurissent dans toutes les villes – ici Nantes © Lumières de la Ville

Comme vous le savez Emmanuel Macron a réaffirmé,le 13 février dernier , que son quinquennat serait celui d’un nouveau « service obligatoire, ouvert aux femmes et aux hommes ». Chaque jeune Français devra s’engager plusieurs mois au service des autres, de la nation. 

© Lumière de la Ville fevrier 2018

Je suis pour la notion de Biens Communs, l’engagement mais contre toutes formes d’obligations et ou diktats stigmatisant. Ou pourquoi ne pas avoir pensé nudge !

Faisons confiance à notre jeunesse !  Sachez que depuis plus de 10 ans l’engagement social est de plus en plus fort chez les jeunes, avec de nouveaux modes de vie. Regardez d’ailleurs la montée de l’économie sociale et solidaire.
Par ailleurs sur un autre registre je pense que certaines personnes pourraient même etre récompensées de leurs actions ce qui donnerait un sens au revenus universels (sous condition de temps passé donné au service de la communauté)
Je vous invite d’ailleurs à découvrir dans la Newsletter Lumière de la ville 7 projets de volontaires qui « dessinent » la ville de demain  (j’aime les boites à dons !)
Titre de l’article : – Quand le volontariat citoyen aide à la construction de la ville
« Le service national universel pourrait bien faire son apparition en France, comme une nouvelle forme du service militaire. Obligatoire ? Facultatif ? Les détails sont encore flous. Dans la ville, s’engager volontairement et bénévolement peut représenter un réel levier pour construire durablement la ville de demain. Découvrez ces 7 projets portés bénévolement par des citadins soucieux du bien-être de leur communauté. » Suite de l’article ici

Quand le volontariat citoyen aide à la construction de la ville

Et pour aller plus loin voir
– ma ville je t’aide : un outil numérique pour rassembler les citoyens engagés
Retrouvez tous les détails dans cet autre article !

Etes-vous bio-inspirés ? quand les neurones de notre cerveau réinventent les ordinateurs naissent les synapses artificielles et les puces neuromorphiques

Depuis quelques années, les chercheurs du monde entier et les géants d’Internet “aguerris” mettent en avant de nouveaux modèles pour booster les applications en intelligence artificielle. Et ce Grâce à des composants électroniques bio-inspirés !

ACTU

Fin janvier 2018, des chercheurs du MIT dirigés par Jeehwan Kim ont présenté une synapse artificielle conçue de manière à pouvoir contrôler avec précision la tension d’un courant électrique, à l’instar des courants ioniques circulant entre les neurones. Construite sur un substrat de silicium-germanium, cette puce synaptique s’est avérée capable de reconnaître des échantillons d’écriture, avec une précision de 95 % Voir Mit News http://news.mit.edu/2018/engineers-design-artificial-synapse-brain-on-a-chip-hardware-0122

 

 

L’occasion de faire le point sur le sujet (solutions, leviers, benefices, defies ) et de se poser quelques questions comme :

Pourquoi ces puces me direz-vous ? alors que les réseaux de neurones virtuels* font déjà merveille en intelligence artificielle (IA) ? C’est simple et genial : il s’agit grosse économie d’énergie

En effet, si ces derniers* réussissent à classifier d’énormes masses de données, il sont aussi supra gourmands en énergie… Ce gaspillage est lié à la structure même des machines sur lesquelles ils fonctionnent : une architecture datant de 1950 ! architecture datant des années 1950 D’où, parfois, de terribles « embouteillages » énergivores pour accéder à la mémoire dixit des experts

C’est ainsi que le programme AlphaGo, l’IA de Google qui a récemment écrasé les plus grands champions de go, consomme dix mille fois plus d’énergie qu’un humain à la même table de jeu !

Selon Damien Querlioz**, chercheur au Centre de nanosciences et de nanotechnologies :

« Grâce à ses circuits neurone-synapse, notre cerveau, lui, dispose d’une mémoire (“stockée” dans les synapses) placée au plus proche du “centre de calcul” (que symbolisent les neurones) »,

Cette architecture très distribuée s’avère extrêmement efficace pour traiter en parallèle la myriade d’opérations simples que nécessite la reconnaissance de sons ou d’images. En revanche, elle est moins adaptée au calcul classique et c’est là que les chercheurs doivent travaillé

Les géants de l’électronique ne s’y sont pas trompés : IBM, Intel, Qualcomm, tous développent leur propre puce neuromorphique.

Dans cette compétition clé IBM a une une longueur d’avance avec sa puce TrueNorth présentée en 2014 et capable de simuler 16 millions de neurones et 4 milliards de synapses pour une consommation électrique de 2,5 W seulement.

Intel travaille simultanément sur plusieurs projets de puces neuromorphiques avec un objectif pour le moins ambitieux : réduire d’un facteur 100 le temps d’apprentissage d’un réseau de neurones à l’horizon 2020. (programme NNP = Neural Network Processor) En octobre 2017 Intel a présenté une puce neuromorphique au doux noms deLoihli qui reproduit un certain nombre de fonctions du cerveau et apprend à partir des retours provenant de son environnement. Le must est que cette puce n’a plus besoin de passer par le processus d’entraînement habituel pour rendre une intelligence artificielle opérationnelle. Loihli peut en effet gérer à la fois apprentissage et inférence et s’adapter de manière automatique à son environnement, sans dépendre  d’une mise à jour externe.

Problème : des composants “classiques” (transistors) qui offre l’avantage d’etre vite industrialise (mais ne pas confondre vitesse et précipation ! la recherché cap rend du temps

A savoir que les puces neuromorphiques actuellement expérimentées par IBM, Intel ou Google restent à base de transistors classiques en silicium. et, même en parvenant à intégrer des milliards de transistors sur une seule puce, il sera impossible, compte tenu des lois de la physique, de réaliser des processeurs neuromorphiques viables, simulant des millions de neurones, sans ruptures technologiques.

Nouvelles voies : spintonique / électronique organique

La plupart des chercheurs misent cependant sur une approche plus révolutionnaire pour fabriquer les composants bio-inspirés eux-mêmes.

Pourquoi ?

« Les neurones construits avec des transistors classiques mesurent 100 micromètres de côté tandis que le nôtre mesure à peine 100 nanomètres de diamètre : c’est mille fois plus petit », dixit Julie Grollier. Or, la question de la taille se posera de manière aiguë quand on voudra les assembler par millions et fabriquer des puces valables.

C’est pourquoi , les chercheurs de l’Unité mixte de physique CNRS-Thales *construise un nanoneurone en misant sur la spintronique, une discipline utilisant le spin

*Dirigée par Damien Querlioz, chercheur CNRS du Centre de nanosciences et de nanotechnologies de Saclay (Essonne), et Julie Grollier,

Autre solution

Pour développer leur propre nano-neurone, l’équipe de Laurent Cario, de l’Institut des matériaux Jean-Rouxel6, a de son côté misé sur les isolants de Mott. Ce matériau, dont le comportement physique est exploré dans le cadre de mémoires de nouvelles générations, pourrait constituer une alternative aux matériaux spintroniques : « Notre neurone a fait l’objet d’un brevet déposé en 2014 et nous essayons maintenant d’en améliorer la miniaturisation afin de faciliter son transfert industriel », précise Laurent Cario.

Avec son équipe, il s’est spécialisé dans une voie originale : l’électronique organique, qui vise à traiter l’information au sein de molécules (assemblages de quelques atomes seulement), et ainsi réduire encore les consommations énergétiques

Dernier obstacle : Le défi des circuits intégrés

Malgré une multitude de matériaux proposés pour l’ingénierie neuromorphique, tous les chercheurs butent pour l’instant sur le même obstacle : le passage à l’échelle.

Selon Damien Querlioz « Un composant seul peut présenter un comportement physique remarquable, mais ce bénéfice s’estompe parfois lorsque l’on en intègre des milliers »,

Voir explication complete ici avec excellent article sur le sujet https://lejournal.cnrs.fr/articles/demain-un-ordinateur-inspire-de-notre-cerveau

Pour conclure je vous invite à suivre de près ce sujet passionnant ..

Enfin,  je me demande- avis aux chercheurs- si l’intestin, notre second cerveau .ne pourrait pas bio-inspiré une Intelligence artificielle émotionnelle donc …. Maryline

Pour aller plus loin voir

  1. Dossier de presse équipe française icicp_170919_le_premier_nano_neurone_artificiel_capable_de_reconnaissance_vocale_voit_le_jour
  2. Des chercheurs de l’Unité mixte de physique CNRS/Thales, du Centre de nanosciences et de nanotechnologies (CNRS/Université Paris Sud), en collaboration avec des chercheurs américains et japonais, viennent de développer le premier nano-neurone artificiel capable de reconnaitre des chiffres prononcés par différents locuteurs. Tout comme le développement récent des synapses électroniques, ce nano-neurone électronique, décrit dans un article de Nature, est une avancée clé pour l’intelligence artificielle et ses applications. : https://www.thalesgroup.com/fr/monde/groupe/press-release/le-premier-nano-neurone-artificiel-capable-de-reconnaissance-vocale-voit

Un blog pour l’avenir


Non au futur (prévision froide). Oui à l'avenir (action humaine). Dixit le Petit Prince, "l'avenir, tu n'as pas à le prévoir, tu dois te le permettre".

Ce blog est dédié aux idées d'avenir positives, aux changements. La prospective est à la fois une science de synthèse pluridisciplinaire et un art pour défricher de nouveaux territoires, repérer des courants forces, explorer des imaginaires...

C'est surtout un outil Eureka pour inventer de nouveaux produits et services, sublimer ou mythifier une marque et ses produits, créer la valeur de la valeur....

Vive l'avenir, car ce qui est génial, c'est que tout commence et que tout est possible !

Maryline

Défilant