Florissants depuis trois ans à Londres, les Supper clubs ou restaurants à la maison gagnent la France. Une nouvelle façon de se restaurer ? De nouvelles attentes nomades de consommation, de liens, de qualité …Ce qui me rappelle un concept novateur de « touriste chez soi » développé par Franck Michel.
Les Anglais, les Brésiliens, les Américains… sont les meilleurs avocats de notre cuisine. Depuis quelques mois, Paris fourmille de nouvelles tables. Elles ne sont pas dans les guides. Les adresses circulent par le bouche à oreille, les sites Internet et les réseaux sociaux.
Restaurants clandestins, éphémères, à la maison… On les appelle comme on veut. La cuisine y est très soignée, le cadre toujours agréable, le service aux petits soins. Au menu : apéritif, entrée, plat, fromage et dessert.
Les origines de cette tendance?
Les supper clubs ont été initiés en Europe, en 2008, par des Anglais dont Kerstin Rodgers (The Underground Restaurant), qui a publié un livre et ouvert un site répertoriant de nombreux restaurants clandestins dans le monde. Elle organise des dîners à thème très amusants. Le prochain en date, le 18 décembre, un déjeuner Edith Piaf, puis le 25 janvier, ce sera au tour de Margaret Tatcher.
Nuno Mendez, un des cuisiniers les plus en vue du East Side London, a usé du supper club afin de tester ses créations avant d’ouvrir au sein du très branché Town Hall hotel, le restaurant Viajante. À Paris, le plus célèbre supper club, Hidden Kitchen, vient de fermer boutique pour en ouvrir une autre mais cette fois avec pignon sur rue, Verjus.
Les mots clés et idées de cette tendance qui devrait inspirer les restaurateurs, certains lieux et distributeurs qui pourraient offrir ce service à leur façon et s’inscrire ainsi sur la toile moderne du lien social et du goût et d’un nouveau nomadisme.
1. Clandestinité
2. Réseaux sociaux
3. Éphémère durable
4. Underground, insolite
5. Un mot d’ordre : la qualité des produits et diététique gourmande
6. Fou dingue de cuisine : nouveaux CHINEURS et dénicheurs de gouts et saveurs
7. Partage d’émotions et expériences unique
8. Hospitalité moderne et esprit club + touriste chez soi
9. A chacun sa formule : restos éphémères, resto clubs chez soi, party
et Transculturalité ! : cuisine voyage, réciprocité culturelle, créolisation du goût
Pour plus d’informations sur le sujet dont adresses, voici un article paru dans le Figaro le 18 décembre dernier.
Maryline
On mange quoi ce soir ?
Avec une satisfaction manifeste, Célia, publicitaire brésilienne, lit un des derniers menus qu’elle a servi avec son mari dans leur appartement du 15e arrondissement de Paris. Saint-Jacques poêlées, purée de patates douces, émulsion au café ; soupe de petits pois à la menthe et aux escargots ; œuf parfait, crevettes marinées et sa bisque, tuile de pain ; terrine de foie gras, chutney de figues sur un lit de pain d’épices ; filet de cabillaud, sauce safranée et chips de chorizo. On se croirait au restaurant, c’est sûrement aussi bon, assurément aussi cher – entre 75 et 135 euros le menu hors boisson – mais c’est à la maison. … lire la suite