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Loos-en-Gohelle, « une mine » d’intelligence collective – Interview excellente du Journal la Post © Blog JF CARON

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ET JOURNAL TERRITORIAL LA POSTE

Rencontre avec Jean-François Caron, maire de Loos-en-Gohelle, « une mine » d’intelligence collective dans le Pas-de-Calais.

Le développement durable, certains en parlent, d’autres agissent pour créer les conditions de sa réussite. C’est le cas à Loos-en-Gohelle où habitants, acteurs et responsables locaux travaillent ensemble à la construction d’un avenir plus respectueux de l’environnement et désirable pour tous.
Pas à pas depuis plus de quinze ans, cette ville marquée par l’arrêt du charbon et ses répercussions sociale et environnementale, reconquiert ses friches industrielles, réhabilite ses anciennes cités minières, développe une politique énergétique durable, accueille des pépinières d’entreprises innovantes… L’Ademe1 a d’ailleurs identifié Loos-en-Gohelle comme « démonstrateur de la conduite du changement vers une ville durable », avec pour ambition de comprendre et évaluer l’efficacité puis la reproductibilité de cette reconversion.
Enfant du pays et chef d’orchestre de cette politique locale, le maire de la commune nous en dit plus.

À Loos-en-Gohelle, le développement durable est en construction depuis plus de quinze ans. Quelle était l’idée de départ ?

À la fermeture des mines de charbon, nous avons voulu réinventer collectivement notre ville sans pour autant renier notre passé. Un projet a été mis en place en coopération avec les Loossois, sous-tendu par une recomposition urbaine : analyse environnementale d’urbanisme, ceinture verte et éco-mobilité, aménagement des terrils, réhabilitation des cités minières… Depuis le début, notre stratégie s’inscrit dans une trajectoire historique mobilisatrice pour les habitants, et se construit sur un socle de valeurs communes, qui est notre code source.

Vous évoquez souvent ce « code source ». De quoi s’agit-il précisément ?

Ce sont les quatre piliers sur lesquels reposent toutes nos actions. Le premier a trait à l’implication des habitants et des acteurs locaux. Il ne s’agit pas simplement de demander leur avis aux gens sur tel ou tel projet, mais bien de construire ensemble. C’est ce que Pierre Rosanvallon appelle la démocratie d’exercice, les habitants sont contributifs, c’est extrêmement important.
Le deuxième pilier, concerne l’approche transversale et systémique de nos projets. Nous les construisons en déterminant préalablement l’impact économique, environnemental et social de chaque décision. Cette façon de faire impose la mise en place de mécanismes de coopération spécifiques, notamment entre élus.
Le troisième pilier, c’est ce que j’appelle « manager par l’étoile et les cailloux blancs ». Pour guider l’action, il faut un rêve, une vision commune. Et le chemin vers l’étoile doit être balisé par une multitude de petits cailloux blancs. Notre église, par exemple, est la seule en France à être équipée de panneaux photovoltaïques. Ils produisent l’équivalent en consommation de douze ménages, ce qui n’est pas grand-chose, mais c’est un petit caillou blanc vers l’idée que si toutes les toitures étaient recouvertes de panneaux solaires, Loos-en-Gohelle serait plus autonome en énergie.
Enfin, le quatrième pilier, c’est favoriser l’innovation. Une innovation est une désobéissance qui a réussi, j’aime beaucoup cette formule. Il faut donc créer les conditions de la désobéissance à la pensée unique. C’est-à-dire faire confiance, accepter les erreurs, etc., afin d’inventer ensemble un nouveau modèle de société.

Pouvez-vous nous donner quelques exemples de réalisations ?

Au niveau du bâtiment, par exemple, tous les nouveaux équipements publics sont HQE2, les résidences du parc locatif social en BEPOS3, et l’ensemble des projets intègre une production d’eau chaude solaire, des toitures végétalisées, des systèmes de récupération d’eau de pluie…. En temps normal, la commune ne consomme plus une goutte d’eau potable pour l’arrosage et le nettoyage de ses rues, espaces verts et salles municipales. Au plan économique, la ville accueille sur un ancien site minier plusieurs structures emblématiques de ce changement de modèle : le centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE Chaîne des terils) destiné notamment à aider aux opérations de requalification, la scène Culture Commune pour favoriser la création et l’intermédiation culturelle, le centre de création et de développement des éco-entreprises (CD2E), qui accompagne la mise en œuvre des nouveaux modèles économiques comme l’économie circulaire dans les entreprises et les territoires de la région Hauts-de-France. Nous avons construit 15 kilomètres de trame verte (itinéraire cycliste et piéton), planté des arbres fruitiers en libre-service pour les loosois, les espaces verts sont en zéro phyto4 et en gestion différenciée… Et la meilleure preuve que Loos-en-Gohelle a su créer une vraie dynamique avec les habitants est le nombre d’associations sur le territoire qui a plus que doublé en 10 ans.

Par quels moyens évaluez-vous cette politique ?

En premier lieu, par les réalisations concrètes que je viens de citer. Nos actions ont été également évaluées par L’Ademe qui a identifié Loos-en-Gohelle comme étant un démonstrateur de la conduite du changement vers une ville durable. Elle souhaite maintenant tirer de l’expérience loossoise les enseignements susceptibles d’enrichir la mise en œuvre des politiques de transition énergétique et écologique. Pour la ville, cette évaluation appuyée par près d’une centaine d’entretiens (habitants, collectivités, associations, agriculteurs, chercheurs…) a apporté la confirmation que nous allions dans le bon sens et que notre stratégie était mobilisatrice.

Et demain ?

La région Hauts-de-France attend de nous que l’on devienne démonstrateur régional de la troisième révolution industrielle, celle de la transition énergétique et des technologies numériques. Changer notre façon de vivre, de produire, de consommer, de nous déplacer… http://acheterdufrance.com/ C’est une étoile qui brille dans le ciel loossois et un vaste projet qui permettra à terme à la région d’accomplir sa mutation économique et écologique.

1 Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
2 Haute qualité environnementale
3 Bâtiments à énergie positive
4 Entretenus sans pesticides

Pour en savoir plus

Découvrez les initiatives du Groupe La Poste en matière de développement durable :
http://collectivites.laposte.fr/Le-Groupe-et-les-collectivites/Les-editions-Posteo/Les-Essentiels

Philippe Starck veut démocratiser l’espace via sa maison productrice d’énergie

Le designer français Philippe Starck , le 5 octobre 2010, à Paris.

Voici un article paru dans le Monde Style – Starck annonce sa maison à énergie positive : http://www.lemonde.fr/style/article/2013/05/22/philippe-starck-cree-une-maison-productrice-d-energie_3415066_1575563.html

La nouvelle création de l’architecte et styliste français pourrait bien révolutionner l’habitat. Philippe Starck a présenté une maison qui produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme devant la conférence C2-MTL à Montréal, mardi 21 mai. L’objectif de ce rendez-vous est d’encourager l’innovation, et ses organisateurs espèrent qu’il fera de cette ville canadienne le « Davos de la créativité ».

Le bâtiment dans lequel M. Starck devrait s’installer d’ici à un mois, est « fait d’éléments préfabriqués et très accessibles sur le plan financier ». La présentation de ses idées a été un feu d’artifice continu de plus de cinquante minutes, pendant lesquelles il a évoqué ses différentes réalisations, du yacht du fondateur d’Apple, Steve Jobs, à une brosse de WC, en passant par une lampe en forme de kalachnikov, des chaises, un divan conçu spécialement pour l’amour (cette invention est une forme de défense de la femme, qui souffre plus souvent que l’homme sur un lit inconfortable, a-t-il souligné), et un autre bateau hybride, mû par un moteur fonctionnant à l’hydrogène et à l’énergie solaire.

« DÉMOCRATISER L’ESPACE »

« Je suis un génie », a lancé le créateur de 64 ans, avant d’affirmer : « Il ne s’agit plus de rendre notre vie meilleure, il faut assurer notre salut. » D’ici à quinze ans, « nous serons tous bioniques », avec des puces électroniques implantées dans le corps, a-t-il prophétisé, et, à plus long terme, il s’agira de « démocratiser l’espace » et de prévoir une migration de l’humanité vers un autre système solaire. Dans l’immédiat, il faut se dépêcher d’inventer de nouvelles matières plastiques, car l’épuisement du pétrole fera disparaître celles que l’on produit actuellement

Se faisant le promoteur du « design démocratique » et de l’écologie, Philippe Starck a été interrogé sur le paradoxe entre ces objectifs et ses travaux pour les milliardaires. Il a répondu en évoquant Robin des Bois, qui prend l’argent chez les riches pour le donner aux pauvres.

Curieusement, s’exprimant devant des centaines de personnes dans la deuxième ville francophone du monde, Philippe Starck a choisi de parler en anglais, ce qui ne l’a pas empêché de faire rire son auditoire.

« Les villes durables vont être construites dans l’urgence » interview d’Olivier Parent sur YOUPHIL.COM

Selon le prospectiviste Olivier Parent, l’urgence climatique orientera les choix urbains de demain. 

logoyouphil-frArticle interview à lire sur YOUPHIL.COM le média de toutes les solidarités : http://www.youphil.com/fr/article/06433-olivier-parent-villes-durables-developpement?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=yp-essentiel&utm_content= »Les_villes_durables_vont_%C3%AAtre_construites_dans_l=’urgence= »=&ypcli=ano

7788_uneProame : Mais il ne faut pas oublier aussi que toutes prévisions linéaires est absurde … et surtout que c’est la combinaison à risques  de différents facteurs qui posent problèmes pour les défis urbains de demain –

Demain et déjà maintenant nous aurons des catastrophes de moins en moins naturelles : l’urbanisation, la pauvreté et le réchauffement climatique amplifient en effet  les phénomènes naturels dont, plus que jamais, ils désignent les possibles victimes. La problématique water cities … Maryline

The Infinite Resource: The Power of Ideas on a Finite Planet

“Brilliant” — Ray Kurzweil

“This book contains a plan – probably the only plan – to save the world.” — Steven Pinker

Climate change. Finite fossil fuels. Fresh water depletion. Rising commodity prices. Ocean acidification. Overpopulation. Deforestation. Feeding the world’s billions.

We’re beset by an array of natural resource and environmental challenges. They pose a tremendous risk to human prosperity, to world peace, and to the planet itself.

Yet, if we act, these problems are addressable. Throughout history we’ve overcome similar problems, but only when we’ve focused our energies on innovation. For the most valuable resource we have isn’t oil, water, gold, or land – it’s our stockpile of useful ideas, and our continually growing capacity to expand them.

In this remarkable book, Ramez Naam charts a course to supercharge innovation – by changing the rules of our economy – that can lead the whole world to greater wealth and human well-being, even as we dodge looming resource crunches and environmental disasters and reduce our impact on the planet.

Pourquoi le développement durable n’intéresse pas vraiment les Français (avec mon analyse)

Voici un article pau dans Youpil.com. Même si je préfère la notion de développement durable humain qui insère une autre manière d’être et de vivre adaptée aux changement de notre époque, j’attire votre attention sur ce sujet. Je m’inquiète effectivement de la baisse d’intérêt (concret en acte) pour le DD car en fait la crise crispe chacun sur des attitudes et des systèmes totalement obsolètes désormais. Pourquoi s’enliser dans l’individualisme, souffrir de myopie alors que notre avenir et bien-être passe à la fois par celui de la planète et une éthique du Nous.

C’est par le bien commun, le partage (cf.consommation collaborative, sharing)  le respect à l’attention aux autres et à notre environnement que nous trouverons de nouveaux avantages et intérêts personnels. Cependant, il importe de prendre conscience que les français sont très sensibles aux initiatives micro-locales où ils se sentent plus concernés et intégrés – A nous de booster l’innovation sociale de proximité et de la relier à des causes plus globales. Maryline

Source Youpil.com

Dans un contexte de crise, l’avenir de la planète pèse peu face aux priorités du quotidien, à en croire une étude parue à l’occasion de la semaine du développement durable.

Voilà un chiffre qui méritait bien qu’on se penche dessus. Frileux, mais pas déshonorant: 43% des Français se sentent “concernés” par les enjeux environnementaux, selon une étude [pdf] qui vient d’être publiée par le cabinet Ethicity.

Mais si on le rapporte aux études précédentes, menées par le même cabinet, ce chiffre devient bien plus alarmant: en 2006, 62% des Français interrogés se sentaient concernés par la protection de la planète, en 2008, ils étaient 55%. En 2009, un léger regain (56%, peut-être dû au sommet de Copenhague) avait laissé espérer une inversion des tendances… Depuis, c’est la chute libre! La pollution un scandale 

Les Français se fichent-ils du développement durable? Fanny Le Beau, consultante à Ethicity, analyse: “nos chiffres révèlent que les Français se sentent plus préocupés par les enjeux qui les concernent directement. Le réchauffement climatique, par exemple, leur paraît plus abstrait.”

Une réalité qui paraissait moins lointaine avant 2011: les Français étaient alors plus nombreux (45% contre 27% en 2013) à se sentir préoccupés par le réchauffement climatique.

Si cette baisse d’intérêt pour les enjeux environnementaux est réelle, cela sonne comme un échec des politiques de sensibilisation au développement durable.

Quelle transition énergétique ?

Un paradoxe même, car les Français interrogés par l’étude se sentent dans le même temps plus concernés par la pollution, la lutte contre le gaspillage alimentaire, l’achat malin, respectueux de son environnement.

Ces produits sont désormais plébiscités parce qu’ils sont respectueux de la santé, et non de l’environnement. Un critère qui primait pourtant sur tous les autres jusqu’en 2010.

Les chiffres d’une étude réalisée sur un panel, on le sait, sont toujours à prendre avec précaution. Pour autant, ils illustrent à merveille ce sentiment: la semaine du développement durable, qui a lieu jusqu’au 7 avril, risque une fois de plus de passer inaperçue.

Certes, cet événement a le mérite de “permettre aux écolos de faire le plein d’énergie durable”, comme l’explique Anne-Sophie Novel sur son blog.

C’est l’occasion de faire connaître les actions en faveur de l’environnement et du social (voir un peu trop pour certaines entreprises, parfois taxées de greenwashing) et de mettre en lumière un débat sur la transition énergétique qui “bat son plein dans la plus grande discrétion”, souligne Libération: “Quatre Français sur cinq n’en ont pas entendu parler.”

Penser global, agir local

Ce type de semaine doit être l’occasion de rappeler que les enjeux planétaires sont justement intrinsèquement liés à notre mode de vie au quotidien. La raréfaction des ressources, et notamment de l’eau, est l’un des grands enjeux de ce siècle.

Et pas seulement pour les quatre milliards d’habitants qui vivent dans la pauvreté et rêvent un jour, d’accéder à nos modes de vies. Pas seulement pour un habitant sur trois qui n’a pas accès à des toilettes dans le monde.

Ces enjeux globaux ne sont pas indissociables, pour autant, d’actions locales, telles que nous les dénichons et les relayons quotidiennement sur Youphil.com: consommation responsable, équitable, collaborative, écologique.

Le développement durable et la transition énergétique ne représentent pas seulement des coûts, mais aussi de “bénéfices”, comme le martèle Delphine Batho, confortée par une étude de Négawatt, selon laquelle la transition énergétique pourrait créer jusqu’à 820.000 emplois d’ici à 2030.

Bon d’accord, le géant du photovoltaïque vient de mettre la clé sous la porte, mais ces milliers d’emplois potentiels préfigurent des jours meilleurs pour le développement durable. Un argument supplémentaire pour sensibiliser les Français à ces enjeux planétaires.

Crédit: Mickey Sucks / FlickR.

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Non au futur (prévision froide). Oui à l'avenir (action humaine). Dixit le Petit Prince, "l'avenir, tu n'as pas à le prévoir, tu dois te le permettre".

Ce blog est dédié aux idées d'avenir positives, aux changements. La prospective est à la fois une science de synthèse pluridisciplinaire et un art pour défricher de nouveaux territoires, repérer des courants forces, explorer des imaginaires...

C'est surtout un outil Eureka pour inventer de nouveaux produits et services, sublimer ou mythifier une marque et ses produits, créer la valeur de la valeur....

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