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Un bioplastique « révolutionnaire » entièrement biodégradable

La société FLOS a dévoilé le 18 avril une lampe innovante biodégradable à 100 % naturellement dans l’eau, grâce notamment au bioplastique PHAs de Bio-on. Devenue une icône dans le design de l’éclairage, la lampe FLOS – Miss Sissi – dessinée en 1991 par Philippe Starck devient le premier objet à adopter ce bio-polymère « révolutionnaire ».

Réalisée jusqu’à présent en Polycarbonate, l’un des matériels plastiques les plus couramment utilisés dans l’industrie, Miss Sissi a réussi les tests de ce nouveau bioplastique développé ces 5 dernières années en Italie par Bio-on. Le bio-polymère PHAs est jugé révolutionnaire par ses concepteurs car il est obtenu à partir de résidus de betteraves et de cannes à sucre. Il n’a donc pas d’impact immédiat sur la chaîne alimentaire, et comme il n’exige aucun solvant organique, il est complètement biodégradable dans la terre et dans l’eau.

« Nous sommes fiers de présenter en avant-première mondiale le premier produit de design réalisé par notre bio-polymère PHAs avec FLOS, une marque prestigieuse et connue dans le monde » a expliqué Marco Astorri, administrateur délégué de bio-on. « Grâce à cette coopération, nous pouvons amorçer concrètement une nouvelle ère. La technologie est disponible à l’échelle globale et avec la gamme de bio-polymères développés par Bio-on, il est possible de réaliser une vaste gamme d’objets dans tous les secteurs où le plastique est utilisé aujourd’hui« .

2 conférences « prospectives » à suivre : Humanity+ @Melbourne 2012 /Edward O. Wilson: “The Social Conquest of Earth”

Humanity+ @Melbourne 2012

Dates: May 5 – 6, 2012
Location: Melbourne, Australia

Humanity+ | JOIN THE CONVERSATION AT HUMANITY+ SUMMIT ON 5-6TH OF MAY TO EXPLORE THE POSSIBILITIES ABOUT HOW SCIENCE AND TECHNOLOGY IS TRANSFORMING US.

What excites you about the future?
What frightens you?
How might the future change the way we live?
And how might we change the way we live in the future?

Speakers include bio-gerontologist Aubrey de Grey, media artist Natasha Vita-More, performance artist Selarc, futurist Stuart Candy and more.

The human species is at a unique stage in history.  Scientific and technological progress is moving fast and  accelerating dramatically.  Renowned inventor Ray Kurzweil predicts technological paradigm shifts will become increasingly common, leading to “technological change so rapid and profound it represents a rupture in the fabric of human history“.

But what kind of change can we expect?  Many transformative technologies look like they will have huge impacts on the way we live, but the future is not laid out neatly in front of us like a railway line — it’s more like an open field with pathways to be created by all of us.

What sort of future do you want?  Thinking through the possibilities of particular technologies can enable a better appreciation of the consequences of using them.

The aim of this conference is to work out those changes likely to have a profound impact and those that are merely transient or fashionable.

Humanity+ @ Melbourne (Victoria, Australia) explores how society might use and profit from creative and innovative thought. Join us for this adventurous journey into the future where you can make a difference. This conference will broaden and enhance your insight into the future and the opportunities it presents.

For further information contact: Adam A. Ford on 0421 979 977

Event Site: Humanity+ @Melbourne

Edward O. Wilson: “The Social Conquest of Earth”

Presented by The Long Now Foundation and the Exploratorium

Edward O. Wilson has revolutionized science and inspired the public more often than any other living biologist. Now he is blending his pioneer work on ants with a new perspective on human development to propose a radical reframing of how evolution works.

First the social insects ruled, from 60 million years ago. Then a species of social mammals took over, from 10 thousand years ago. Both sets of “eusocial” animals mastered the supremely delicate art of encouraging altruism, so that individuals in the groups would act as if they value the goal of the group over their own goals. They would specialize for the group and die for the group. In recent decades the idea of “kin selection” seemed to explain how such an astonishing phenomenon could evolve. Wilson replaces kin selection with “multi-level selection,” which incorporates both individual selection (long well understood) and group selection (long considered taboo). Every human and every human society has to learn how to manage adroitly the perpetual ambiguity and conflict between individual needs and group needs. What I need is never the same as what we need.

E. O. Wilson’s current book is The Social Conquest of Earth. His previous works include The Superorganism;The Future of LifeConsilienceBiophilia;Sociobiology; and The Insect Societies.

— Stewart Brand

Event Site: Edward O. Wilson: The Social Conquest of Earth

Voir également l’article d’avril 2012 paru dans le Washingtonpopst : gIQAvO7kFT_story.html

Biomimétisme 2 : quand l’industrie s’inspire de la nature

La pratique de l’invention biomimétique peut procéder de la biologie vers le design, ou du design vers la biologie. Selon l’approche qui va de la biologie au design, un phénomène biologique suggère une nouvelle façon de relever un défi dans le domaine du design humain. Wilhelm Barthlott, de l’Institut Nees, à l’Université de Bonn, a étudié la manière dont les feuilles, par exemple celles du lotus, parviennent à rester à l’abri de contaminants sans avoir besoin de détergents. Ses travaux décrivent comment un paysage de bosses minuscules et de cristaux cireux transforme l’eau en perles. Des particules polluantes vacillent au sommet des nano-montagnes et sont facilement ramassées par l’eau, de la même façon qu’une boule de neige ramasse des feuilles sur une pelouse. Barthlott et ses collègues ont trouvé le moyen de reproduire les profils géométriques du lotus dans des produits commerciaux, tels qu’une peinture pour les façades des bâtiments qui présente une surface nanorugueuse lorsqu’elle est sèche. L’eau de pluie nettoie le bâtiment. Aujourd’hui, des douzaines de produits autonettoyants, comme le verre, les tuiles et les textiles sont marqués du symbole du lotus.

Selon l’approche qui va du design à la biologie, l’innovateur commence par un défi en termes de design humain, il identifie la fonction principale et ensuite passe en revue les façons dont différents organismes ou écosystèmes accomplissent cette fonction. Un exemple ici serait la recherche d’une nouvelle manière de réduire la croissance microbienne sans provoquer de résistance antibiotique. Peter Steinberg, de l’Université de New South Wales (Nouvelle-Galles du Sud, en Australie), a eu recours à une approche caractéristique du biomimétisme. Il a identifié un environnement qui grouillait de microbes puis cherché des organismes à l’intérieur de cet environnement qui n’avaient pas de biofilms sur leur surface. Il a trouvé son « champion de l’adaptation» dans les eaux troubles de Botany Bay en Australie. Delisea pulchra, un varech rouge, reste à l’abri des microbes en dégageant des furanones, c’est-à-dire des molécules qui perturbent les mécanismes de communication signalétique d’une bactérie comme Pseudomonas aeruginosa. Quand les bactéries sont brouillées par des furanones, elles sont incapables de recevoir un minimum ou quorum de signaux envoyés par d’autres bactéries. Sans une « détection du quorum » positive, elles sont incapables de commencer à former des biofilms. L’entreprise de Steinberg, Biosignal, Ltd, d’Eveleigh en Australie, a imité ces composés répulsifs et autorisent leur utilisation sous licence par des sociétés qui produisent des peintures antisalissures non toxiques, des lentilles de contact, et des enduits superficiels pour les hôpitaux.

LE BIOMIMÉTISME CONSTITUE DÉJÀ UN DOMAINE SCIENTIFIQUE EN PLEINE EXPANSION. QUI SONT LES PIONNIERS DU BIOMIMÉTISME ?

1. Wes Jackson (The Land Institute) étudie les prairies comme un modèle pour une agriculture qui fournit des polycultures comestibles pérennes, aptes à nourrir la terre plutôt qu’à l’épuiser.

2. Thomas et Ana Moore et Devins Gust (de l’Université d’Arizona) enquêtent sur la façon dont une feuille capte l’énergie. Leur objectif, c’est de fabriquer une cellule solaire de la taille d’une molécule. Leur « pentad » photosensible imite un centre de réactions photosynthétiques, en créant une minuscule pile alimentée par l’énergie solaire.

3. Jeffrey Brinker (Sandia National Lab) a imité le processus d’autoassemblage de l’oreille de mer afin de créer un verre ultra-résistant et optiquement vide à travers un processus de fabrication silencieux et à basse température.

4. J. Herbert Waite (de l’Université de Californie, Santa Barbara) étudie la moule commune qui s’attache à des rochers grâce à une colle qui est capable de faire ce que notre colle artificielle ne peut pas faire : sécher et coller sous l’eau. Des équipes différentes essaient d’imiter cette colle sous-marine.

5. Peter Steinberg (Biosignal) a créé un composé antibactérien qui imite le varech Delisea pulchra. Ces algues rouges empêchent les bactéries de se poser sur leurs surfaces en brouillant leurs signaux de communication grâce à des composants respectueux de l’environnement qui s’appellent des furanones.

6. Bruce Roser (Cambridge Biostability) a développé une méthode d’entreposage de vaccins thermostable qui élimine le besoin de systèmes de réfrigération coûteux. Le processus est fondé sur un processus naturel qui permet à la plante de la résurrection (Selaginella lepidophylla) de rester dans un état de dessiccation pendant des années.

7. David Knight et Fritz Vollrath (de l’Université d’Oxford et Spinox) imitent le processus de fabrication durable de l’araignée afin de trouver un moyen qui permette aux humains de fabriquer des fibres sans chaleur et sans toxines.

8. Jay Harman (PAXscientific) a créé des aubes, des aérateurs et des hélices super-efficients en s’inspirant de la géométrie de la spirale hydrodynamique que l’on trouve dans les coquillages, les varechs et les cornes de bélier.

9. Richard Wrangham (Harvard) fait de la recherche sur les composés médicamenteux utiles aux êtres humains en étudiant les chimpanzés qui se soignent avec des plantes trouvées dans l’armoire à pharmacie de la nature.

Maryline Passini

Pour comprendre voir aussi les 2 premiers volets biomimétisme :

Le biomimétisme : la nature ingénieux, ingénieuse, géniales innovations : http://www.proame.net/le-biomimetisme-la-nature-ingenieux-ingenieuse-geniales-innovations/

Du bio local en restauration collective : film pédagogique

En Champagne-Ardenne, le bio et le local a débarqué dans les cantines. La ville de Charleville-Mézières a introduit 15% de produits bio en restauration collective.

De la conduite de projet à l’approvisionnement – nouvelles solutions et process – en passant par la gestion des surcoûts, je vous invite à découvrir  l’engagement de tous les acteurs de la filière dans le film documentaire « Bio et local en restauration collective : cest possible ! ».

Un film intéressant notamment en termes de nouvelles solutions : centrale d’achat, planification, intermédiaire, coûts …Maryline Passini

Film sur : xlqmx9_bio-et-local-en-restauration-collective-c-est-possible_lifestyle#from=embed

Boire local : une innovation durable en passe de révolutionner la distribution des eaux …

Connaissez vous l’eau de CASTALIE ou Aqua Chiara servies dans certains restaurant de Lille et de Biaritz ?

Ce sont deux eaux alternatives durables aux eaux minérales en bouteilles. Ces bouteilles zéro kilomètre ont l’avantage d’être durables, beaucoup moins chères que les eaux classiques même si le prix est laissé libre au restaurateur. Par ailleurs, les restaurants peuvent désormais produire à partir de l’eau du réseau local leur propre eau par microfiltration. Une eau qui s’adapte donc à vos goûts !

Le concept a l’avantage de limiter considérablement l’impact sur l’environnement et de proposer une eau fraîche et affinée directement sur le lieu de consommation. Un concept innovant qui va révolutionner la distribution des eaux plates ou gazeuses chez les professionnels de la restauration.

Et c’est déjà en passé de venir une tendance !

A savoir que grâce à des équipements les plus aboutis du marché, l’eau du réseau est microfiltrée pour éliminer le chlore, les particules et les éventuels résidus liés aux canalisations tels que les métaux lourds. Maryline Passini

 

En savoir plus sur cette innovation durable :

-   www.castalie.com

- www.aquacharia.com

In vivo : jardins urbains « sauvages » – prêt à jardiner !

Sur la ligne du vivant partout  que je nomme In vivo qui se traduit notamment par les jardins urbains, jardins chez soi – voir sur ce sujet sur mon blog la campagne « Plus de jardins dans ma ville » :in-vivo-oui-a-la-campagne-%C2%AB-plus-de-jardins-dans-ma-ville-%C2%BB

Avez remarqué que dans les villes et banlieues les « compositions urbaines » sont devenues moins orthogonales, moins strictes,  beaucoup plus vraies et vivaces comme dans la vraie nature ? Bienvenue aux fleurs sauvages – idem pour l’engouement récent des herbes dans la cuisine vivante -  et c’est tant mieux !

Et ces fleurs sauvages envahissent déjà nos intérieurs, elles débordent de vivacité et de bonheur simple.

Vous pouvez désormais en trouver partout : la plupart des jardineries, nous proposent désormais une multitude de mélanges de graines prêts à l’emploi qui, aideraient (selon eux)  à maintenir, voire à faire revenir la biodiversité. Vous pouvez même vous initier et acheter  y compris sur Internet avec le concept très frais prêt à jardiner  – lien ici : fr

Les idées de prêt à jardiner pollénisent déjà le marketing avec des conditionnement fashion !

Pour Pâques je vous suggère une chasse aux oeufs tres wild mais aussi de vous souvenir que les jardins nous invitent à une philosophie de vie et du temps et nous aident à disposer notre esprit autrement  ! Maryline Passini

 

 

Un blog pour l’avenir


Non au futur (prévision froide). Oui à l'avenir (action humaine). Dixit le Petit Prince, "l'avenir, tu n'as pas à le prévoir, tu dois te le permettre".

Ce blog est dédié aux idées d'avenir positives, aux changements. La prospective est à la fois une science de synthèse pluridisciplinaire et un art pour défricher de nouveaux territoires, repérer des courants forces, explorer des imaginaires...

C'est surtout un outil Eureka pour inventer de nouveaux produits et services, sublimer ou mythifier une marque et ses produits, créer la valeur de la valeur....

Vive l'avenir, car ce qui est génial, c'est que tout commence et que tout est possible !

Maryline

Défilant