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Economie numérique : Rapport Lemoine = 180 propositions pour la transformation numérique + ma lecture digitale

927418Le document remis au gouvernement dresse une liste de mesures destinées à accélérer le basculement de l’économie française vers le numérique.

Commandé en janvier à Philippe Lemoine, PDG de LaSer, président du Forum d’Action Modernités et de la Fondation Internet Nouvelle Génération, le rapport sur la transformation numérique de l’économie a été remis vendredi 7 novembre en présence de quatre ministres : Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au Numérique, et Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à la Réforme de l’Etat. Le document, rédigé après neuf mois de consultations et d’auditions de 500 acteurs, dresse 180 propositions destinées à accélérer la transformation de notre économie vers le numérique.

Le rapport, divisé en trois parties, présente d’abord neuf projets « emblématiques », dans des secteurs stratégiques, qui pourraient être mis en place par de grands groupes français. Par exemple, une voiture connectée prototypée en fablab, une solution de paiement anonyme sécurisée mise en place par les banques ou encore un « green button à la française » permettant de suivre sa consommation d’énergie et de faire des économies.

53 mesures transverses pouvant être mises en place à court terme sont ensuite listées. Parmi elles, le « 1% open » (promotion des projets open source pour les entreprises), le développement d’un réseau social pour l’administration, l’ouverture d’open labs…

Enfin, dans une dernière partie, 118 recommandations à long terme dressent une feuille de route triennale au gouvernement et soulignent des sujets devant être traités à l’échelle de l’Union européenne, comme le financement de fondations afin de faire obstacle aux géants américains ou la gestion des données spatiales.

Sans titreJe profite de cette info pour vous dire ceci :

« Les responsables de la stratégie assimilent souvent la “TRANSFORMATION NUMÉRIQUE” à un changement dans l’investissement technologique. Ses réelles conséquences vont, en fait, bien au-delà de la technologie, pour impacter l’infrastructure, l’organisation et le leadership. Elle est surtout inspirée par une attention renouvelée à l’expérience client dans son ensemble. Brian Solis State of Digital Transformation 2014 ». Rapport disponible sur Internet

Il ajoute aussi :

L’expression « transformation digitale » n’ayant pas le même sens chez tout le monde SOLIS la définit comme « Le réalignement entre le nouvel investissement dans la technologie et le business model pour engager plus efficacement les clients numériques à chaque point de contact du parcours client. » !

couvEnfin je parie sur les open models  (cf. Open Models, les business models de l’économie ouverte qui ouvre aux Biens Communs (j’aime et je suis pour la Transition : http://www.proame.net/open-models-les-business-models-de-leconomie-ouverte/ et Pensez open minder : novembre 2014 sacre l’open source & les open models économiques – Zoom sur Poppy et Tabby : http://www.proame.net/pensez-open-minder-novembre-2014-sacre-lopen-source-les-open-models-economiques-zoom-sur-poppy-et-tabby/

 dont l’Internet des objets  – Cf- ‘Internet des objets, the next big thing ? mardi 25 nov à 19h15 – Remix co-working : http://www.proame.net/linternet-des-objets-the-next-big-thing-mardi-25-nov-a-19h15-remix-co-working/

Je pense que l’éducation – formation est clé et que les technologies doivent créer de la valeur de la valeur ! Voir Simplon.co comme modèle

  1. IMG_6051_montage-copyEtre responsable de l’avenir, le bon code de conduite ? faites comme Frederic Bardeau de Simplon.co (beau portrait dans Liberation du 22 sept : http://www.proame.net/etre-responsable-de-lavenir-le-bon-code-de-conduite-faites-comme-frederic-bardeau-de-simplon-co-beau-portrait-dans-liberation-du-22-sept/

Capture d’écran 2014-11-08 à 17.39.44Enfin la transformation numérique c’est vous, c’est NOUS , c’est une économie de maker émergente, une autre idée du pouvoir, de l’innovation politique (et business) post  héroïque » : voir Créative politique ! (vers une politique post héroïque) © Up Magazine – ce que je nomme innovation « SANS QUALITE » : http://www.proame.net/creative-politique-vers-une-politique-post-heroique-up-magazine-ce-que-je-nomme-sans-qualite/

Maryline

 

 

Agenda – digital intelligence à Nantes du 17 au 19 septembre 2014

Communiqué

Humanités numériques, Villes intelligentes, Art numérique, Big data… L’Université de Nantes et l’Université Laval (Québec) organisent 3 jours de rencontres exceptionnelles dédiées aux cultures numériques émergentes, avec le concours de chercheurs de renommée internationale (Harvard, MIT, Concordia university, INRIA, Académie des Sciences, etc.).  Cet événement se déroulera à la La Cité – Nantes Events Center du 17 au 19 septembre 2014.

Que vous soyez chercheur, entrepreneur, étudiant, cadre dans un service public ou une association, venez écouter, rencontrer et débattre lors de la conférence Digital Intelligence 2014 (#di2014) avec des chercheurs du monde entier, spécialistes des enjeux du numérique et des changements qu’ils impliquent dans nos vies.

Vous profiterez à cette occasion de la Nantes Digital Week (12-21 septembre), qui regroupe 45 événements axés sur le numérique, dont la très attendue 13ème édition du festival des cultures électroniques et des arts numériques Scopitone.

Découvrez le programme complet de #di2014 et inscrivez-vous avant le 5 septembre pour bénéficier d’un tarif réduit .

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Arts numériques : powers Pixels 2013 – Miguel Chevalier (oeil de cristal) avec film vidéo

indexPour l’ouverture de sa douzième saison, le centre des arts d’Enghien-les-bains reçoit  Miguel Chevalier , pionnier de l’art numérique – Voir sur mon blog une synthèse de son travail jusqu’en 2010 – http://www.proame.net/les-magellans-de-lavenir/

Voir également son site : Site Miguel Chevalier

Depuis le 20 septembre et jusqu’au 15 décembre, l’artiste présente l’exposition Power Pixels 2013 qui à l’instar des artistes pointillistes comme Seurat nous rammene à l’élément de base du numérique, le pixel.

L’exposition puise  son sens créatif au sein même des différentes caractéristiques de l’ordinateur en utilisant ses fonctionnalités de bases comme les dernières évolutions technologiques telles que la générativité, l’interactivité, les flux de données ou encore la mise en réseau = les potentialités multiple de l’art numérique.  On retrouvera dans cette expositions trois thèmes récurrents chez Miguel, miroir de notre changement d’époque : nature et artifice, villes virtuelles en mutation et flux et réseaux.

Capture d’écran 2013-10-09 à 13.19.31Vous pourrez revoir ses Fractal Flowers mais aussi découvrir sa dernière générations de fleurs Trans-Natures  ou encore vous replonger dans les Méta-cités .

Méta-cités 2013 est une installation interactive projetée, elle invite le spectateur à parcourir une ville dénuée de centre, de repère ou de nature. Un rhizome

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Enfin, j’adore personnellement La table des Convivialités 2013  –  Sur cette table sont projetés différents schémas de pixels qui se modifient en temps réel en suivant les mouvements des spectateurs « convives » qui évoluent autour d’elle, formant des vagues de pixels sur la table. On devient addict .. toujours envie de toucher, de ressentir … Cette table me fait penser à l’idée de technologies chaudes (matériaux érotiques). La tactilité devient une manière de penser, de se confronter …

Bref cette exposition est un charivari de vie  en perpétuelle mutation ! comme l’illustre d’ailleurs sa cartographie de l’art digital (nouvelle oeuvre présentée aussi à Enghien) . Maryline

Et comme les oeuvres de Miguel ne se fixent  pas par l’image, je vous invite vivement à vous immerger dans son monde augmenté avec cette vidéo – magnifique film de Claude Mossessian © Claude Mossessian

Vidéo : Miguel Chevalier – Power Pixels 2013

Ecotype, un jeu citoyen sous un dôme immersif

Source – Up’ Magazine – Fabienne Marion (RC) – Site : up’magazine

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Du 10 au 19 mai 2013, la Ville de Valbonne Sophia-Antipolis (06) accueille ECOTYPE, une installation numérique spectaculaire et unique invitant les citoyens de tous âges à s’immerger par le jeu dans notre avenir écologique : une réflexion sur l’avenir pour éclairer l’action présente.

La commune de Valbonne Sophia Antipolis va recevoir pendant dix jours une installation artistique, ludique et spectaculaire sous un dôme itinérant de 110 m2. Ecotype est conçu comme un événement artistique local visant à susciter une vision globale du développement durable.

C’est en même temps une installation publique, un jeu, une application numérique. Ecotype utilise des informations réalistes et des formules de calculs vérifiables dans un environnement attractif, ludique et spectaculaire. Pour autant, ce n’est pas un outil d’expertise mais un jeu de sensibilisation au développement durable. Le scénario d’Ecotype veut confronter nos choix locaux et individuels à un scénario global.

Fruit de la collaboration d’artistes, de scientifiques et d’entreprises, Ecotype est un concept novateur et ludique de sensibilisation au développement durable. Placés en équipe sous un dôme immersif de 110 m2, entourés d’images projetées à 360 °, les participants ont une mission : faire face aux défis planétaires à venir en apportant notamment des réponses à l’épuisement des ressources fossiles et à la surpopulation planétaire. Les joueurs sont invités via une interface tactile, à procéder à des choix d’aménagement pour la commune dont ils peuvent ensuite visualiser les conséquences sur l’écosystème planétaire jusqu’en 2050.

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Est-ce une réponse originale à la question complexe du futur de notre écosystème ?

En réunissant autour de la problématique environnementale, l’ensemble des acteurs concernés – enfants et adultes, spécialistes et simples citoyens, décideurs et électeurs – les concepteurs d’Ecotype souhaitent montrer que la responsabilité de ces enjeux est avant tout collective.

Outil de réflexion et de communication, cette initiative est destinée à se développer après sa première expérimentation à Valbonne Sophia-Antipolis. Ce dispositif scénographique et interactif sera ainsi mis à la disposition d’organisations publiques, associatives ou privées, pour l’organisation de colloques, de conférences ou de tout autre événement, qu’il soit citoyen, éducatif, environnemental ou scientifique.

ECOTYPE, la génèse…

« L’effet de serre comme la gestion des ressources pétrolières sont des enjeux globaux. Puisque les enjeux principaux se situent au niveau du chauffage des bâtiments, des transports, de la valorisation des ressources renouvelables et plus largement dans l’évolution des comportements individuels, les collectivités territoriales et locales sont en première ligne. La division par quatre des émissions dépendra de millions de décisions individuelles et va constituer un enjeu démocratique considérable. »

La démarche prospective de la DATAREn 2010, Frédéric Alémany et Benoit Colardelle, respectivement directeurs du Hublot (Nice) et de Scen&act (Marseille), décident de s’associer afin de créer une installation spectaculaire ayant pour sujet le développement durable. Ce projet a pour ambition de questionner les citoyens, via leur collectivité, sur les moyens à mettre en oeuvre pour agir sur le futur de leur territoire. Le sujet est complexe et porte de très nombreuses ramifications collectives : urbanisme, occupation des sols, biodiversité, énergies, « bien-être » de la population, mixité, déplacements… L’idée est de créer un événement ludique qui permet une prospective sur le territoire jusqu’en 2050.Cet événement se déroulera sous un dôme géodésique de 110m2, créé pour ce projet et conçu pour la projection d’images et la diffusion du son afin de renforcer l’immersion du public. Pour mener à bien ce projet, Frédéric Alemany et Benoit Colardelle ont convaincu plusieurs partenaires de se joindre à eux :

– La commune de Valbonne Sophia Antipolis.- Le CMA Mines Paris-Tech (Centre de Mathématiques Appliquées) de Sophia Antipolis, qui porte un centre de recherche et de prospective sur le futur énergétique.
– La jeune entreprise de serious-game Solargames.- Le responsable du Master MAJE de l’université de Sophia Antipolis (Management de jeux vidéos).- Le sociologue Marc Relieu (Enseignant-chercheur à l’École Nationale Supérieure des Télécommunications).- Camille Florent, paysagiste créateur de dômes géodésiques… Mais aussi un compositeur, des graphistes et des illustrateurs.- Le Hublot et Scen&act apportent leurs compétences de créateurs de spectacles, de créateurs numériques, d’ingénierie culturelle.

Le Hublot et Scen&act, respectivement dirigés par Frédéric Alemany et Benoît Colardelle, sont des structures culturelles expérimentées qui ont su fédérer autour de ce projet une collaboration inédite entre les collectivités territoriales locales, des laboratoires de recherches universitaires, des entreprises et des artistes.

Le financement de ce projet est possible grâce au dispositif régional PACALabs, destiné à soutenir l’innovation numérique sur le territoire PACA. D’avril à septembre 2012, le CMA, avec Sandrine Selosse et Stève Lechevalier démarrent leur recherche. Ils créent un modèle qui comporte 450 lignes de données croisées sur la commune de Valbonne, qui sont mises en perspective à l’échelle de la France et du monde. L’ensemble de ces informations est extrapolé jusqu’en 2050, suivant des calculs croisés entre les différentes données, avec la nécessité que le modèle soit adaptable à d’autres territoires. Les réunions régulières avec les concepteurs portent sur l’adaptation nécessaire à un événement qui est plus spectaculaire que scientifique, qui porte sur la réflexion plus que sur la prédiction. Dans ce même laps de temps, le Hublot crée le prototype numérique de l’interface de jeu et du moteur qui va déclencher musiques, projections d’images et de données.

Scen&act travaille à la création du dôme géodésique de 110m2 qui accueillera Ecotype. Solargames réalise l’application qui récupère les résultats du modèle du CMA, les renvoie vers l’interface de jeu et réalise l’IHM, l’Interface Homme Machine. Le modèle est riche, passionnant mais nous trouvons cela pertinent de le circonscrire à l’énergie. Le sujet est prépondérant : la disparition future des énergies fossiles, la nécessité absolue de s’équiper de sources d’énergies renouvelables et de diminuer les émissions de gaz à effet de serre pendant que l’ensemble de la planète s’urbanise, apparaissent comme les thèmes les plus urgents. La création musicale, la réalisation des images projetées à 360° sous le dôme et des 150 images de données fixes et évolutives serviront le propos, permettront au public de plonger dans le jeu, d’être immergé dans les sons et les images.

Le joueur sera aussi l’auteur du spectacle.

Les trois axes du jeu

Le but consiste pour le joueur à aménager sa commune jusqu’en 2050. En intervenant sur les curseurs à sa disposition, il répond aux multiples défis que posent la raréfaction des sources énergétiques et la croissance démographique. La maîtrise de notre croissance démographique et économique. Le développement des énergies renouvelables.La baisse de la consommation des énergies fossiles.

Les leviers de l’action sur le territoire : l’urbanisation, avec les différentes zones d’occupation des sols : l’habitat résidentiel ou collectif, l’économie tertiaire ou industrielle, l’agriculture, l’élevage ou la culture, la nature minérale ou forestière. La réglementation et les dispositions opposables : Coefficient d’occupation des sols, normes énergétiques, production d’énergies, agriculture intensive/extensive, espace naturel protégé.Les équipements publics : Productions énergétiques (biomasse, solaire, éolien, nucléaire), transports (cycle, bus, véhicule électrique), traitement des déchets (incinérateurs, usine de recyclage), loge-ments sociaux (bas revenus, retraités, étudiants, actifs), le bien-être (administration, éducation, loisirs, nature).

Quelles seront les conséquences de ces choix sur le développement de la commune jusqu’en 2050 ? Ces choix seront élargis à l’ensemble des communes de France et deviendront un modèle de développement pour le Monde.

Les résultats du jeu : Les indicateurs en 2050 / Les indicateurs locaux : rapport production et consommation énergétique , rapport déchets émis / déchets recyclés ; les indicateurs nationaux : taux de production d’énergies renouvelables, émissions de CO2 (gaz à effet de serre) ; les indicateurs mondiaux : concentration de CO2 dans l’atmosphère,  réserves d’énergies fossiles.

Score indicatif de la simulation : année limite d’épuisement des ressources.

Informations pratiques

Réservez pour jouer – Entrée libre et gratuite

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DIGITAL LIFE / DIGITAL CITIZEN : ETSI NUMERIQUE APPELAIT UN NOUVEAU SAVOIR-VIVRE?

Capture d’écran 2013-04-23 à 17.37.57SOURCE Blog de NICOLAS BORDAS) : http://www.nicolasbordas.fr/archives_posts/et-si-le-numerique-appelait-un-nouveau-savoir-vivre

VIDEO : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=8PjLnc4BO0w

Notre #JourDuPenseur dominical est consacré au livre de notre ami David Lacombled intitulé « Digital Citizen – Manifeste pour une citoyenneté numérique », qui vient de paraitre chez Plon. Journaliste de formation, David Lacombled est directeur délégué à la stratégie des contenus du groupe Orange. Après avoir rejoint le groupe France Telecom en 2000 pour prendre en charge le portail Wanadoo, il en fut ensuite le responsable des relations extérieures. Il est aujourd’hui également président du Think tank La Villa Numeris, et administrateur de l’IAB (Internet Advertising Bureau). Entre ceux qui pensent que le numérique est le diable, et ceux pour qui Internet est un nouveau paradis, David Lacombled revendique l’esprit de liberté et de civisme pour faire émerger une nouvelle citoyenneté numérique responsable.

Capture d’écran 2013-04-23 à 17.39.54Dans  » Digital Citizen », David Lacombled passe en revue les principaux enjeux de ce qu’il appelle la nouvelle citoyenneté numérique mondiale : enjeux culturels, enjeux politiques, enjeux économiques, enjeux médiatiques et enjeux éducatifs et sociétaux qui correspondent « aux nouveaux mondes » engendrés par le numérique. Convaincu qu’il ne faut ni diaboliser internet, ni l’idéaliser, David Lacombled nous propose de refuser la voie du contrôle comme celle du chaos, en optant pour la voie du mouvement : « un mouvement responsable qui pense qu’il faut apprendre l’homme à Internet et pas l’inverse », et appelle à « l’émergence d’une véritable citoyenneté numérique pour que l’aventure numérique reste une fantastique aventure humaine et citoyenne ». Du point de vue culturel, l’auteur propose de fuir les clameurs catastrophistes (« le numérique tue la culture »), tout comme les élans utopistes (« Internet, c’est la culture pour tous »), en adoptant un modèle ouvert pensé dans l’intérêt de l’utilisateur (portabilité des droits). Du point de vue politique, le web dessine de nouvelles frontières obligeant les politiques à agir en temps réel, de manière transparente, « sous la pression conjuguées de l’instantanéité et de la traçabilité ». Ce qui ne facilite pas le recul et la réflexion. A l’inverse, le web permet de nouvelles formes de citoyenneté qui renforcent le plus souvent la démocratie, et le développement de la cyber-philanthropie, à l’abri de la corruption. Le cyberespace est devenu « le lieu d’enjeux importants entre les états », mais il est aussi un lieu habité par  » de nouveaux acteurs non étatiques possédant un pouvoir potentiel aussi grand que celui des Etats ». Face aux risques croissants de cybercriminalité et de « guerre civile technologique », de l’infiltration virale des réseaux à la tentation du « kill switch » (interruption d’internet envisagé par le Sénat américain en cas de crise majeure), David Lacombled insiste sur la nécessité d’une forme de régulation entre les acteurs. Une régulation qu’il juge plus adaptée que toute législation contraignante, dont on sait qu’elle serait aisément contournable et toujours en retard d’une révolution technologique.

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David Lacombled nous rappelle aussi à quel point le numérique métamorphose nos villes en « smart cities », en villes intelligentes, connectées à leurs habitants par une multitude d’applications qui intègrent le virtuel dans notre vie réelle dans une logique de « communication augmentée ». Pour David Lacombled, « la Cité prend une quatrième dimension et se rend plus proche des citoyens qui peuvent désormais interagir avec leur ville » et participer de manière plus active. Encore faut-il limiter le risque de triple fracture numérique (accès à internet, accès au matériel, accès à l’usage), et maitriser la croissance de l’Open Data, pour que le bien public des données publiques ne soit pas détourné à des fins purement mercantiles. Du point de vue de l’évolution des médias, David Lacombled réfute l’hypothèse selon laquelle « Internet serait le prédateur du monde des médias ». Internet propose un information en temps réel, enrichie et plus large qui oblige les médias traditionnels à évoluer, sans pour autant remettre en cause leur utilité et leur légitimité pour donner à l’information les repères nécessaires aux citoyens. Internet est un « média pluriel », qui se nourrit et vit de liberté. Il est vain de vouloir le contrôler, mais il faut apprendre à le canaliser en gardant l’esprit critique. Du point de vue économique, Internet nous a fait rentrer dans un monde instantané, globalisé et dématérialisé où dominent les innovations de rupture (disruptions), qui permettent une nouvelle domination des marchés. Là encore, David Lacombled appelle à la promotion de modèle ouverts, équitables et diversifiés  » qui libèrent les énergies, plutôt que de les fermer et les formater ». Enfin, l’émergence du numérique doit nous conduire à repenser l’enseignement et l’éducation dans la logique d’ »apprendre à apprendre ». Les dix droits et principes de la charte établie par la Coalition Dynamique Droits et Principes d’Internet (IRP) sont, selon David Lacombled, une condition nécessaire mais pas suffisante « pour faire d’internet un espace humain à part entière ». Il faut que chacun prenne sa part de responsabilité pour créer un véritable « savoir-vivre  » d’internet, « un art de vivre numérique » reposant sur la résistance, la compréhension et la créativité, pour qu’Internet  » soit un lieu à vivre mieux dans le monde », et demeure l’espace « le plus humain possible ».

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Réalité augmentée : des vitrinse interactives pour magasins virtuels

La société britannique Vivid digital Retail, spécialisée dans les solutions numériques innovantes à finalité commerciale, vient de présenter un système baptisé Wi/Sh qui transforme les vitrines des magasins traditionnels en véritable portail interactif d’accès à un magasin virtuel. Cette technologie très innovante a pour ambition d’associer l’attractivité des magasins physiques et le potentiel d’exploration commerciale de l’Internet et des technologies numériques.

Concrètement, tout est transparent pour l’utilisateur : celui-ci n’a qu’à appuyer sa main sur une zone active de cette vitrine interactive, correspondant au produit ou au service qui l’intéresse. Mais la grande nouveauté, c’est que le client peut se rendre compte en temps réel de l’effet du produit demandé en le voyant sur un mannequin virtuel qui apparaît dans la vitrine. Il a ensuite la possibilité de le faire porter par un mannequin virtuel présent sur la vitrine.

Ce système va encore plus loin et permet également aux clients de modifier ou d’affiner la présentation du produit par un avatar. Bien entendu, si le client désire acheter ainsi « essayé », il peut le faire directement à partir de cette vitrine en plaçant ce produit dans un panier virtuel. Les clients ont également la possibilité de visualiser et de modifier leurs achats virtuels en utilisant leur mobile qui, par l’intermédiaire d’un tag radio d’un code QR, les renvoie automatiquement sur leur panier où ils peuvent consulter les produits choisis.

Ce système permet non seulement à un magasin physique d’être « ouvert  » et virtuellement accessible en permanence mais il crée, par le simple fait de son fonctionnement dans des rues très animées, son propre spectacle, ce qui attire de nouveaux clients.

Sources

M2mnow

Vivid

Un blog pour l’avenir


Non au futur (prévision froide). Oui à l'avenir (action humaine). Dixit le Petit Prince, "l'avenir, tu n'as pas à le prévoir, tu dois te le permettre".

Ce blog est dédié aux idées d'avenir positives, aux changements. La prospective est à la fois une science de synthèse pluridisciplinaire et un art pour défricher de nouveaux territoires, repérer des courants forces, explorer des imaginaires...

C'est surtout un outil Eureka pour inventer de nouveaux produits et services, sublimer ou mythifier une marque et ses produits, créer la valeur de la valeur....

Vive l'avenir, car ce qui est génial, c'est que tout commence et que tout est possible !

Maryline

Défilant