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C2-MTL: dans la boule de cristal d’Intel (source La Presse)

Steve Brown...

Steve Brown

Voici un article sur la conférence de Steve Brown, prospectiviste de Intel –

Source © Article de La Presse

http://affaires.lapresse.ca/economie/technologie/201305/24/01-4653932-c2-mtl-dans-la-boule-de-cristal-dintel.php

(Montréal) Dans l’univers futuriste de Steve Brown, les lumières et la musique s’ajustent à votre humeur dans la maison. Au lieu de passer votre samedi après-midi dans les salles d’essayage des magasins, vous faites vos emplettes devant le miroir de votre chambre. Et avant d’entrer dans le bureau de votre médecin, celui-ci sait ce que vous avez mangé cette semaine et si vous avez cessé d’aller au gym.

Non, Steve Brown n’est pas un auteur de science-fiction. Mais c’est tout comme: chef-évangéliste et futurologue d’Intel, son travail est de prévoir le futur – ou plutôt de quoi le futur aura l’air grâce aux avancées de l’informatique.

«Les ordinateurs deviendront de plus en plus petits, et nous pourrons mettre de l’intelligence informatique dans presque n’importe quoi, ce qui nous permettra de transformer des objets de la vie de tous les jours d’une façon que nous n’aurions jamais imaginée», dit-il en entrevue à La Presse, après son discours mercredi à la conférence C2-MTL.

Deviner l’humeur

Sa vision de l’avenir: dans un jour pas si lointain (de 10 à 15 ans, estime-t-il), un ordinateur devinera l’humeur des gens qui porteront un bracelet mesurant leurs signaux corporels et captant leurs conversations.

«Quand un ordinateur aura la capacité de voir et comprendre l’attitude humaine, il deviendra alors une bien meilleure interface entre l’humain et son environnement, dit le futurologue d’Intel, le plus important fabricant de microprocesseurs du monde. La reconnaissance de la voix [ex.: le logiciel Siri d’Apple] est une très petite étape. Ce qui m’intéresse davantage, c’est qu’un ordinateur puisse voir. En voyant, il pourra conduire une voiture, savoir qui est à la maison, prendre des décisions selon son champ de vision.»

Questions éthiques

Vie à la maison, moyens de transport, commerce de détail, soins de santé: l’informatique du futur bouleversera plusieurs secteurs d’activités (voir capsules). Mais l’univers de Steve Brown soulève plusieurs questions éthiques. Veut-on être constamment branché sur une machine? Comment notre information personnelle sera-t-elle utilisée par la suite?

«Il faudra se donner des limites, avoir une conversation sur le sujet, dit-il. En elle-même, la technologie n’est pas bonne ou mauvaise. Avec mon téléphone portable, je peux être le bon fils qui appelle sa mère ou l’imbécile qui ne parle à personne durant un souper parce qu’il envoie des textos.»

Futurologue d’Intel (le premier de l’entreprise) depuis une demi-douzaine d’années, Steve Brown demande parfois l’aide d’auteurs de science-fiction.

Vision de l’avenir

«La science-fiction ne présente pas une vision positive du futur, mais c’est un outil intéressant pour le prévoir, dit-il. Chez Intel, nous engageons des auteurs de science-fiction. Nous les informons d’un projet de recherche et nous leur demandons d’écrire un scénario là-dessus sans leur donner de contraintes. Ça nous permet de voir à quoi pourraient servir nos projets de recherche.

«La science-fiction nous aide à comprendre le monde que nous voulons construire et celui que nous ne voulons pas construire. Mon film de science-fiction préféré est Blade Runner, mais je ne voudrais que le monde devienne comme ça…»

Qui est Steve Brown?

Ingénieur de formation, ce Britannique de 45 ans est chef-évangéliste et futurologue d’Intel depuis une demi-douzaine d’années. Il s’agit d’un métier plutôt rare. De l’avis de plusieurs, le premier futurologue au sein d’une entreprise a été Guy Kawasaki, responsable du marketing chez Apple au milieu des années 80.

Cinq scènes du futur, selon Steve Brown

1- La maison qui devine votre humeur

Un appareil branché sur nous permettrait à l’ordinateur central de la maison de saisir notre humeur. «Votre maison deviendra un robot qui connaîtra votre humeur grâce à votre rythme cardiaque, votre pression sanguine, vos conversations durant la journée, dit Steve Brown, chef-évangéliste et futurologue d’Intel. Elle pourra ajuster la musique et la lumière selon votre humeur. Quand votre copine qui aime une température plus élevée arrivera, le foyer s’allumera automatiquement.»

2- Magasiner devant son miroir

«En ajoutant caméra et ordinateur à un miroir, on le transforme en une salle d’essayage virtuelle, dit Steve Brown. Plus besoin d’essayer les vêtements car l’ordinateur montre dans le miroir quel serait le résultat sur notre corps.»

3- Des soins médicaux sur mesure

«Aujourd’hui, un médecin vous traite comme une personne parmi sept milliards sur Terre, il ne vous connaît pas beaucoup, dit Steve Brown. Dans 20 ans, s’il a un très gros ordinateur relié à vous, il pourrait savoir votre bagage génétique, votre microbiologie, votre alimentation, votre régime d’exercices. Au lieu d’être une personne sur sept milliards, vous ferez partie d’un groupe de peut-être 200 000 personnes, et le médecin pourra voir le médicament qui fonctionne le mieux pour votre groupe cible.»

4- Des phares d’auto qui éclairent mieux quand il pleut!

Comment est-ce possible? En envoyant la lumière entre les gouttes de pluie au lieu de l’envoyer de façon uniforme comme c’est le cas actuellement. «Un ordinateur est capable d’envoyer la lumière entre les gouttes de pluie, ce qui permet d’éclairer le conducteur plus loin, dit Steve Brown. Le prototype fonctionne bien jusqu’à 40 km/h, mais il faut le rendre aussi efficace jusqu’à 130 km/h»

5- Des avions qui volent différemment

«Un ordinateur sur une aile d’avion permet de mieux comprendre les mouvements d’air autour de l’aile, dit Steve Brown. Cette nouvelle façon de voler permet d’économiser du carburant.»

Social Games : Danone crée un social game pour séduire ses futures recrues !

Avant toute chose il importe de bien marquer l’importance des seriuos games et des jeux dans notre société !

gamesbeat2013_logo_only_webCapture d’écran 2013-03-27 à 19.00.35Pour mémoire :  We’re at the beginning of a new age where established companies are crossing over from one market to another, where once they faced barriers. The game industry as we know it is changing, and with that change we’re seeing massive disruption, consolidation, innovation, and the arrival of big money across all platforms. Industry leaders are moving from console games to online, from social games to mobile, and from the web to Facebook and vice versa.

Application européenne   » «  Après trois années de réflexion, d’expérimentation et de création, Danone joue la carte Social Game, en lançant Trust, un jeu interactif destiné à faire découvrir le groupe et la marque à ses futures recrues. Danone crée un social game pour séduire ses futures recrues !

Pour s’attirer les faveurs des nouveaux talents, la marque employeur Danone vient de se doter d’un nouvel outil des plus innovants : un social game, baptisé Trust.

Accessible via les réseaux sociaux, Facebook, Renren en Chine, VKontakte en Russie et sur le site web trust.danone.com, Trust a été adapté aux réalités locales. Lancé dans le monde entier depuis le 16 octobre dernier, ce jeu qui n’est pas sans rappeler les Sims, a pour principe d’incarner un responsable de la marque qui doit faire évoluer l’une des quatre entités du groupe, à savoir l’eau, les produits laitiers, la nutrition infantile et médicale. « Ce jeu créé pour et par Danone répond à nos besoins de recrutement, notamment dans les pays émergents. A ce jour, sur les 105 000 salariés que compte le groupe, 60 000 évoluent dans ces pays à forte croissance.

D’ailleurs dans les trois ans à venir, nous allons recruter, rien qu’en Chine, 20 000 personnes, dont 3 000 managers. Comment trouver un nombre important de jeunes talents ? Le social game est une réponse » explique Muriel Penicaud, directrice générale des ressources humaines de Danone et membre du Comité Exécutif. Basé sur l’interactivité, Trust ne propose pas moins de 130 missions. Parmi elles, les joueurs doivent notamment développer des marques du groupe, établir des plans commerciaux, créer et lancer des campagnes publicitaires et gérer leur business tout en alliant innovation sociale et économique. « Cette interactivité permet aux jeunes de prendre connaissance de ce qu’ils vont rencontrer dans l’entreprise. Une entreprise dans laquelle ils vont pouvoir d’ores et déjà prendre leurs marques puisque Trust est complètement imprégné de l’identité de Danone, de ses fondements génétiques et de sa culture » précise Muriel Penicaud.

Trust valorise le double projet économique et social de danone

Dans Trust, pour évoluer au niveau le plus haut, le joueur doit s’approprier l’un des leitmotivs essentiels de la marque Danone, à savoir son double projet économique et social. « L’idée est de chercher la convergence entre l’excellence économique et la performance sociale. Par social, j’entends les salariés de l’entreprise et l’environnemental.

Dans Trust, les joueurs essaient de trouver la bonne jauge, le bon curseur entre le business et le durable. Il leur faut arbitrer l’équilibre entre ces fondamentaux, soit intégrer les valeurs de notre entreprise », détaille la directrice générale des ressources humaines. Si aucun processus de recrutement n’est directement proposé dans Trust, les joueurs peuvent cependant communiquer leurs données personnelles et manifester leur intérêt pour le groupe. Via leur fréquence de connexion au jeu, les différents niveaux par lesquels ils seront passés, les recruteurs de la marque espèrent ainsi repérer et rencontrer des jeunes susceptibles de répondre à leurs attentes. Avec un objectif de 60 000 joueurs d’ici à l’année prochaine Danone, va poursuivre le développement de Trust en 2013. En premier lieu, elle devrait traduire son jeu, à ce jour uniquement en anglais, dans les six langues du groupe.

Autre ambition : développer son concept sur les smartphones afin d’être accessible au plus grand nombre et devenir aussi addictive que son modèle de référence : le social game Farmville qui compte plus de trente millions de joueurs à travers le monde.

© Gérald Dudoue

Réalité augmentée : HP invents glasses-free 3D

Glasses-free 3D display (credit: HP Labs)

HP researchers have developed a glasses-free, multi-directional diffractive backlight technology that allows for rendering of high-resolution, full-parallax 3D images in a zone up to 180° and up to one meter away, HP Innovation blog reports.

In other words: glasses-free 3D for your mobile device.

The display technology forms 3D images by projecting different 2D images into different regions of space. A viewer located near the display will see a different image from his right and left eye, resulting in a 3D effect without the need for special glasses or eye tracking.

As the viewer moves around (or tilts) the display, he or she will perceive a succession of different image stereo pairs, creating the illusion of continuous motion parallax.

The key to the design is a LED-based guided-wave illumination technique that produces wide-angle multi-view images in color from a thin planar transparent lightguide.

Pixels associated with different views or colors are spatially multiplexed and can be independently addressed and modulated at video rate using an external shutter plane.

Beyond the obvious realms of gaming and entertainment for consumers, the HP researchers see a number of important enterprise applications, including 3D maps, medical telepresence, interactive models for construction, and design and architecture industries, among many others

Vidéo sur : Capture d’écran 2013-03-21 à 19.46.29http://www.youtube.com/watch?v=Y1m7xEzlhWA

David Fattal et al., A multi-directional backlight for a wide-angle, glasses-free three-dimensional display, Nature, 2013, DOI: 10.1038/nature11972

Vie augmentée : Augmented World Expo 2013

Dates: Jun 4 – 5, 2013

Lieu : Santa Clara, California

Computing is changing inside out. The world is now the platform. ARE is now AWE. Welcome to the Augmented World!

Augmented World Expo (AWE), is the world’s largest gathering of designers, engineers and business leaders dedicated to solving real world problems in the Augmented World.

The way we experience the world will never be the same. We no longer interact with computers. We interact with the world. A set of emerging interrelated technologies such as augmented reality, gesture interaction, eyewear, wearables, smart things, cloud computing, big data, and 3D printing are completely changing the way we interact with people, places and things. These technologies create a digital layer that empowers humans to experience the world in a more advanced, engaging, and productive way.

Augmented World Expo will showcase the best in augmented experiences covering all aspects of life: health, education, emergency response, art, media and entertainment, retail, manufacturing, brand engagement, travel, automotive, and urban design. It will be the largest ever exposition to bring together technologies that will change our lives and the world.

In 2012, the third annual ARE event, over 600 buyers and builders of AR in entertainment, media, education, healthcare, government, tourism, automotive, sports and other vertical markets, united in the 2 day must-attend event in Silicon Valley.

Augmented Reality.ORG, the producer of AWE is proud to announce the maturing of an edgy conference about augmented reality into the world’s first expo about the augmented world.  If you loved ARE you are going to find Augmented World Expo the most important event of 2013.

AWE 2013 invites today’s technology leaders to learn, network, and share their expertise in technologies that change the way we interact with the world.  Presentations should cover a range of emerging technologies such as augmented reality, gesture interaction, eyewear, wearables, smart things, cloud computing, big data, and 3D printing. Presenters can choose from a set of topics and industries that address the latest trends, strategies and business growth opportunities of the augmented world.

AWE 2013 will be held at the Santa Clara Convention Center, on June 4-5, 2013 and is expected to draw 1,000 attendees. In addition to the presentation tracks, AWE 2013 will include mind-blowing keynotes by industry leaders on the main stage.

With the proven track record and the tremendous momentum in the Augmented Reality industry and interrelated technologies, AWE 2013 will set a new record and expected to draw 1000 attendees that seek to leverage augmented reality into a productive, sustainable and entertaining new medium. AWE 2013 will spotlight inspiring keynotes by industry luminaries, and feature more than a 100 speakers from leading Augmented World companies in more than 30 hours. Organized into business, technology and production tracks, the conference program is designed to address topics such as:

  • current augmented world market scope and what’s expected in the next 5 years
  • latest augmented world innovations, engines and tools
  • showcases and postmortems of landmark augmented world projects
  • how to leverage AW to advance your brand, attract and keep your customers
  • how to build successful campaigns and products that will delight users.

The exhibition floor will unite all the leading providers of Augmented World services and products, and offer a fantastic opportunity to witness demonstrations, speak with the architects of these experiences and network all participants in this exciting industry. Last year’s successful activities such as the ARt Gala, AR Start up launch pad, and The Auggies (best AR demo awards) will return to delight attendees. The new Augmented Future plenary session will feature ground breaking ideas that will change the augmented world.

Event Site: AWE 2013

Influence du numérique sur notre civilisation (© Up’Magazine : extrait de l’intervention « quelle civilisation pour le 6ème continent »))

© Up- Magazine -extrait de l’intervention « quelle civilisation pour le 6ème continent » du 11 février 2013 au CNAM du pays de Loire à Nantes, dans le cycle de conférences « Le goût de l’avenir », sous le parrainage de Jean-Claude Guillebaud, en partenariat avec VivAgora. Verbatim réalisé par Geneviève Bouché, Docteur en prospective. Écrit par Geneviève Bouché, Docteur en Prospective

cartenouveaucontinent2

Les mutations de notre époque vont-elles vers un nouveau monde ? Un monde géré par la géopolitique (prédominance de l’Occident), la mondialisation, la génétique, le numérique (web nouveau continent), et le fait écologique (épuisement des ressources).

En bref…

routardLe numérique bouscule nos attentes, nos modes de pensée, nos échelles de valeur et nos modèles économiques, ainsi que nos manières de gouverner. Il instaure l’économie de l’attractivité, car les générations montantes, nées dans la mondialisation numérique, ne craignent pas de quitter leur pays d’origine pour rejoindre le pays qui leur promet un parcours de vie épanouissant.
Développer et attirer à soi des talents et des savoirs devient un facteur de compétitivité majeur pour les nations, car seuls les matières premières et les produits d’exception seront exportables à terme.

Ceci donne une ligne stratégique pour l’Europe, afin qu’elle jouisse de son abondance en la matière. La France est cependant handicapée car ses gouvernants qui peinent à accepter de renoncer aux pratiques qui ont fait merveille au 20ème siècle : celles qui ont permis de développer des entreprises suffisamment fortes pour aller à la conquête des marchés internationaux.

Le numérique omniprésent, requière un tissu d’entreprises d’une nature toute différentes, ce qui tombe plutôt bien, car les générations montantes veulent travailler autrement. Plus exactement, elles veulent diversifier leurs formes de contribution à la vie de la communauté.

Les nations attractives seront celles qui sauront adopter une économie hybride, c’est-à-dire capable de faire cohabiter la richesse productive et la richesse contributive.
La course à cette évolution est déjà ouverte, non pas seulement en Occident, mais sur l’ensemble de la planète. Les signes d’une révolution horizontale se fait jour, celle portée par la classe moyenne mondialisée qui n’accepte plus la sous-consommation des plus pauvres et la surconsommation des plus riches.
C’est cette classe moyenne mondialisée qui prépare la civilisation nouvelle induite par le numérique.

Ici, le 6ème continent désigne le nuage numérique qui nous entoure chaque jour plus intensément :

* celui que nous manipulons nous même, de notre plein gré,
* celui qui est manipulé par d’autres, pour notre confort et notre sécurité.
* Et aussi, celui qui est mis en œuvre avec des intentions malveillantes.

De toute évidence, nous n’avons pas totalement la maîtrise de notre présence sur ce continent. Nous commençons tout juste à le découvrir. Comme tous les espaces nouveaux, il semble à la fois prometteur et effrayant.
De nombreux artistes, cinéastes, peintres, illustrateurs, humoristes continuent à nous montrer son côté effrayant. Leurs cris d’alarme nous invitent à la prudence culturelle, sociale et économique.
Cependant, en dépit de ces mises en garde, nous poursuivons inexorablement dans sa conquête, le plaçant désormais comme un critère d’intégration sociale et économique.

Est-ce notre destin ?

evolutionhomme-ordi2Pour ma part, je pense qu’il s’agit d’une étape de notre évolution, car son développement suscite en nous la maîtrise de l’abstraction, ce qui nous procure une sensation de progrès, pouvant parfois tourner à l’addiction.
Dès lors, la question n’est pas de savoir si nous pouvons nous passer du numérique, mais comment le faire évoluer de manière à ce qu’il se comporte le mieux possible sur le plan écologique et socioéconomique.
Des processeurs sobres sont déjà en préparation. Les techniques de recyclage se mettent en place. Les nuisances physiques commencent à être reconnues et prises en compte … etc. Mais ce n’est pas pour autant que notre vigilance puisse être relâchée.

Au commencement, du développement du numérique, il y a des jeunes gens enthousiastes qui veulent tout simplement changer le monde en supprimant les tâches répétitives. Ils veulent aussi faire en sorte que les scientifiques puissent aller plus vite et plus loin dans leurs travaux en confiant aux ordinateurs leurs innombrables traitements de données.
Les parents d’Apple voulaient que les hommes communiquent agréablement entre eux et s’amusent autrement !

D’autres y voient un instrument de puissance et donc une arme

Par exemple, l’informatique a joué un rôle majeur tant dans l’intensification que dans le dénouement de la dernière guerre mondiale. En effet, les sinistres manœuvres d’hommes et de matériel, à très grande échelle, n’auraient pas été possibles sans l’informatique.
C’est à cette époque que les guerres économiques et technologiques se sont structurées et intensifiées. L’interdépendance des nations en matière de numérique est un sujet rarement évoqué en public, mais il faut l’avoir en tête lorsque l’on parle des rouages de la mondialisation.

Free qui bloquait les publicités de Google sur les ordinateurs de ses abonnés, a réalisé, en quelque sorte, un acte de diplomatie numérique. Or, comme nous allons le voir, la maîtrise du numérique s’impose comme un élément central de la compétitivité des nations.

Son absence dans le rapport Galois a donné lieu à des débats instructifs entre :
• ceux qui veulent faire repartir l’économie en l’état,
• ceux qui veulent passer à une nouvelle forme d’économie en s’appuyant sur les innovations disruptives qui nous font entrer dans le 21ème siècle et qui, toutes, ont une composante numérique.

L’informatique s’est mariée avec les télécoms

C’est à ce moment-là que nous avons franchi un cap dans notre capacité à apprivoiser l’abstraction.

L’Homme moderne vide ses placards : adieu radio, walkman, cartes routières, gps, montres, chronomètres, minuteurs, lampes de poche, caméra, appareil  photos, agenda, bloc-notes, console de jeu, mini TV, dictaphone, calculette … posséder n’est plus une priorité. Il veut disposer non plus de l’objet, mais simplement de la fonction.

Et puis, bonjour toutes les applications qui envahissent notre Smartphone et qui nous permettent de mieux gérer notre temps, notre consommation, nos relations, nos formalités … elles nous donnent l’impression d’être grand, fort et important.

Tout émerveillé par les vertus de la technologie liée à la mobilité, l’Homme se met à trouver normal de confier toutes ses données au « réseau », ce qu’il a refusé depuis 30 ans. Il en arrive même à avoir plus confiance dans l’archivage électronique que dans son propre classement de ses documents originaux ! Par conséquent, la satisfaction de son besoin de « rangement  facile » passe avant son droit à l’anonymat dans ses affaires privées, ce qui tôt ou tard posera un problème en cas de conflit.

Quoi qu’il en soit, c’est un homme nouveau qui jaillit de notre Smartphone, imposant un nouveau modèle socioéconomique : celui qui tourne le dos à la logique du « toujours plus » pour aller vers le « toujours mieux », autrement dit, nous changeons d’échelle des valeurs.

Vers une civilisation portée par une révolution horizontale

anonymous2Pour différentes raisons, dont le développement du numérique, la civilisation occidentale est arrivée au bout de ses limites. Quel nouveau modèle allons-nous adopter ? Est-ce les occidentaux qui vont l’inventer ou d’autres citoyens du monde ?

En réalité, c’est la classe moyenne de toute la planète qui est en train de la fabriquer en refusant la sous-consommation des plus pauvres et en se moquant de la surconsommation des plus riches, qui finalement, peinent à trouver le bonheur.

Dans cette affaire de mutation, ce ne sont plus des états qui se mettent en compétition, mais une classe moyenne mondialisée qui plébiscite un nouveau modèle de société. C’est en quelque sorte une « révolution horizontale », autrement dit, un effet inattendu de la mondialisation conjugué à la civilisation numérique. Un phénomène nouveau initié par les Indignés ou encore les Anonymous.

Déjà, nous pouvons observer que les ONG, les syndicalistes, les pratiquants, les athlètes … se reconnaissent au moins autant à travers leurs centres d’intérêts communs qu’à travers leurs nations respectives.

L’abstraction est la cousine de la complexité

L’informatisation, telle que nous l’avons pratiquée à ses débuts, a consisté à modéliser les tâches répétitives. Or, le vivant ne se modélise pas parce qu’il est en constante évolution.
Ainsi, nos ordinateurs passent leur temps à mal traiter certains cas, ce qui crée des problèmes. La résolution de ces problèmes fait émerger de nouveaux problèmes … et ainsi de suite. La complexité crée des tensions et ces tensions finissent par amener des réactions, dont la finalité est de mettre fin aux tensions.

Cela peut prendre des formes violentes. Ce n’est pas hasard que nous parlons de « révolution numérique » …

Les objets apprenants changent nos mentalités

objetcommunicantNéanmoins, les hommes poursuivent inexorablement l’informatisation de notre société et jour après jour, ils font des progrès : aujourd’hui, nous commençons à disposer d’ordinateurs apprenants.
Ceci a un impact sur nos mentalités : fini l’ingénieur qui ne remet pas en cause le bienfondé de son équation. L’humilité et l’empathie sont, en quelque sorte, reconnues d’utilité publique.
Cette nouveauté écorne la croyance de la « loi du plus fort » qui a régné durant le 20ème siècle. Désormais, l’idée s’impose selon laquelle, pour réussir et durer, il faut être adaptable et non plus seulement le plus fort.

Cependant, ce changement n’exclut pas l’excellence, bien au contraire.

Nos modèles économiques sont chamboulés

Avec les objets apprenants et, de surcroît, communiquants, nous entrons dans une nouvelle phase d’intensification de la numérisation. Les robots calculent nos impôts, trient nos déchets, surveillent nos malades, gèrent nos énergies … ils commencent même à conduire nos voitures. Ce faisant, ils bousculent nos modèles économiques : c’est ce que nous observons avec le développement du low-cost, car il n’y a pas de low-cost sans numérique.

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Végétalisation urbaine : Seedboom, plateforme des initiatives urbaines verdoyantes !

Sur la toile comme en ville, une guerre douce en faveur de la nature  (jardin, potager …)  ne cesse de grimper !

Des végétaux en mousse, des poteaux verdoyants , des potagers impromptus, des sites innovants comme www.prêtàjardiner.com, des trocs vert mais aussi les fermes verticales pilotes  ….partout  émerge des îlots verts  urbains.  C’est un peu comme la « Guerilla gardening » (guerilla jardinière) : un mouvement créé à New-York dans les années 70 utilise le jardinage comme moyen d’action environnementaliste,  et encourage les citoyens à végétaliser la ville.

Toutes ces actions ont depuis le 1er décembre 2012 leur plateforme dédiée  Seedboomb : fr

un site internet qui souhaite faciliter la mise en réseau des initiatives de « verdissement » des villes en cartographiant notamment toutes les actions menées, pour mieux s’y retrouver… et se coordonner.

A l’origine du projet, Rebecca Armstrong.

Le voeux de Gilles Clément d’un jardin planétaire fait son chemin. Il est certain que nous sommes des urbains par nature ; que la nature est rentrée en ville et  que la prochaine étape sera l’agriculture urbaine …

Je vous invite d’ailleurs sur ces sujets à redécouvrir les articles récents de mon blog – Maryline

  1. Think agriculture urbaine – ville comestible – liens chlorophyles : http://www.proame.net/prospective-urbaine-alimentation-think-agriculture-urbaine-%E2%80%93-ville-comestible-%E2%80%93-liens-chlorophyles/
  2. Paris ville comestible, demain  ? : » : http://www.proame.net/paris-ville-comestible-demain-agriculture-urbaine/
  3. Tendance agriculture urbaine – ferme verticale = http://www.proame.net/les-fermes-verticales-urbaines-bonjour-a-lagriculture-urbaine/
  4. Agriculture urbaine : http://www.proame.net/les-fermes-verticales-urbaines-bonjour-a-lagriculture-urbaine/
  5. Les WindowFarms pour cultiver un potager vertical dans son appart ! : http://www.proame.net/prospective-agriculture-urbaine-les-windowfarms-pour-cultiver-un-potager-vertical/

Un blog pour l’avenir


Non au futur (prévision froide). Oui à l'avenir (action humaine). Dixit le Petit Prince, "l'avenir, tu n'as pas à le prévoir, tu dois te le permettre".

Ce blog est dédié aux idées d'avenir positives, aux changements. La prospective est à la fois une science de synthèse pluridisciplinaire et un art pour défricher de nouveaux territoires, repérer des courants forces, explorer des imaginaires...

C'est surtout un outil Eureka pour inventer de nouveaux produits et services, sublimer ou mythifier une marque et ses produits, créer la valeur de la valeur....

Vive l'avenir, car ce qui est génial, c'est que tout commence et que tout est possible !

Maryline

Défilant