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Se nourrir de la beauté du monde : chronique du magazine CLE (sortie prochain numéro 31 janvier)

Mon cher cousin des villes,

Je suis allé voir l’autre soir le film L’Odyssée de Pi , cette histoire d’un jeune garçon indien qui, à la suite du naufrage du cargo transportant le zoo familial vers les Etats-Unis, se retrouve seul survivant dans un canot de sauvetage avec un tigre du Bengale ! Tout le film tient sur le rapport entre l’homme et la bête qui se domptent et s’apprivoisent l’un l’autre, dans cet effort acharné de survie commune et aussi sur le rapport inouï qui s’établit entre eux et l’immense nature, calme ou déchaînée, de l’océan et de l’univers qui l’entoure. A part quelques rares longueurs, c’est vraiment très beau et profondément stimulant, car ce film n’est jamais mièvre et se révèle d’une force et véracité surprenantes. La violence des situations vécues débouche sur un questionnement métaphysique parfaitement rendu, qui laisse le spectateur nourri en profondeur et donc serein. Je l’ai vu en 3D, mais on peut le voir sans perdre grand chose, en version normale, sinon le relief de quelques scènes comme celles de la tempête.

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Economie du partage : légumes partagés vecteurs de liens sociaux (nourriture à partager)

Basé sur la culture de fruits et de légumes dans des lieux accessibles à tous, le mouvement Incredible Edible repose sur la notion du don, du partage et de lien social.

Le mouvement Incredible edible est né en Angleterre à Todmoreden en 2008, au cœur de la crise, « dans une ville de marché soumise à la culture des supermarchés » comme l’explique une de ses fondatrices Mary Clear. Grâce aux réseaux sociaux, ce processus participatif citoyen a déjà essaimé sur les 5 continents, avec une forte poussée en Europe du Nord. Baptisé “Incroyables comestibles“ en France, il remporte déjà un franc succès, notamment dans l’Est de l’Hexagone et dans la Région Bretagne.

Il s’agit d’une idée simple : faire pousser des fruits et des légumes dans des lieux publics et proposer les fruits de cette culture à tous. À Todmoreden, cette initiative a démarré dans des bacs devant les écoles, puis s’est étendue aux jardins publics, aux devantures des commissariats… C’est maintenant en assemblée que les choix des plantations s’effectuent.
Cette initiative citoyenne individuelle part de jardiniers qui ont décidé de partager avec ceux qui n’avaient pas les moyens de s’acheter ces denrées. Outre le don et le partage, cette initiative a également pour objectif de créer un lien social avec les gens de son quartier, de son village en créant une abondance partagée.

Cette idée a tellement bien fonctionné que de nombreux villages ou particuliers y adhèrent en cultivant devant chez eux avec une affiche « nourriture à partager, servez vous c’est gratuit ». Certains maires mettent même à disposition des terrains. Pour les promoteurs de cette idée, plus les gens vont consommer des produits sains, cultivés localement, plus ils auront envie de consommer ce genre de produits et l’initiative devrait booster l’économie locale.
« Partager l’espace public, se l’approprier, cultiver rencontres et dialogues comme des légumes au cœur des villes et des villages, voilà notre programme » peut-on lire sur un des panneaux à côté d’un bac de fraises. « Aidez-nous à grandir » est un autre des messages que l’on trouve souvent car cette philosophie s’appuie également beaucoup sur l’éducation des enfants, la pédagogie et le dialogue.
Encore un bel exemple de l’économie du partage fondée sur une  nouvelle culture d’inclusion – dialogue,  partage et coopérations entre tous. Car outre l’aspect production, c’est un nouveau fonctionnement qui entoure ce modèle, une éducation alimentaire, un partage des recettes… et un retour aux productions locales, très en vogue actuellement.  MP

www.incredible-edible.info

Une idée lumineuse : iPads to make street lights smarter

© http://www.westlondontoday.co.uk/wlt/content/ipads-make-street-lights-smarter?goback=.gde_4676051_member_188897926

Smart streetlights which can be controlled by an iPad and tell technicians when they are broken or need replacing are to be installed right across central London.
Following a successful pilot scheme Westminster City Council will make all 14,000 of its street lights smart over the next four years.

There has been much debate around the UK about switching off street lights to save energy and costs, but this was not considered appropriate for Westminster, so an alternative, or ‘third way’, variable lighting solution has been found.

The council says roll-out means an initial £3.25m investment which will be recouped through energy and maintenance savings within seven years, and the technology will go on saving council tax payers £420,000 a year from 2015/16 onwards.

Cllr Ed Argar, cabinet member for city management, said: “This provides people in Westminster with the light they require to feel secure and continue to function safely in a 24-hour city.

“But it also will reduce our energy bill by nearly £1million every two years. A huge saving that we can pass onto the taxpayer.”

For the first time in the UK a system is electronically monitoring lights and infrastructure – if a bulb needs changing or a wire is broken the system will be able to detect it so an engineer can be dispatched. The system even has the ability to predict when a lamp is likely to fail.

It also carries a function for brightness levels to be lowered or raised at the touch of a button, even from an engineer standing under the lamp column with an iPad and a corresponding application.

Microsoft’s plan to bring about the era of gesture control

Windows program, Microsoft wants to make it common to wave your arms at or speak to a computer, Technology Review reports.

We’re trying to encourage [software] developers to create a whole new class of app controlled by gesture and voice,” says Peter Zatloukal, head of engineering for the Kinect for Windows program.

Zatloukal says the result will be on a par with other big shifts in how we control computers. “We initially used keyboards, then the mouse and GUIs were a big innovation, now touch is a big part of people’s lives,” he says. “The progression will now be to voice and gesture.”

Health care, manufacturing, and education are all areas where Zatloukal expects to see Kinect for Windows succeed. Kinect for Windows equipment went on sale in February for $249 and is now available in 32 countries.

Jentronix is using it to help people with physical rehabilitation after a stroke. Freak’n Genius, offers gesture-based animation software.

Mark Bolas, an associate professor and director of the Mixed Reality Lab at the University of Southern California, and his group are experimenting with using Kinect to track very subtle behaviors — monitoring the rise and fall of a person’s chest to measure breathing rate, for example. Displaying an indication of someone’s breathing rate during a video call allows others to understand a person better, he says, and can show when to start talking without interrupting.

Think vivant & think végétal : urbains par nature en quête de nature (donc de sens)

Comme je l’ai maintes fois précisé dans ce blog, l’urbanisation accrue de notre époque – nous sommes des urbains par nature – nous pousse de facto vers un ré équilibrage au plus près du vivant. Le végétal, le jardin (tout comme l’alimentation vivante) sont au centre de notre bien être, irrigue notre équilibre psychique et émotionnel et sont une source intarissable de plaisirs. Bref, le végétal nous rend beau, heureux et je dirais même plus intelligent . Oui, c’est au contact de la nature, du vivant que nous pouvons nous ressourcer, nous recentrer sur les vraies valeurs, approfondir les choses au plus près de l’essentiel ou encore retrouver la sève de notre créativité. En un mot, rester et grandir humain.

Voici la préface d’un ouvrage de Patrick Nadeau sur le design végétal, ouvrage que je vous recommande. Maryline

À la terrasse du bar La Place Verte (un nom prédestiné !), nous échangions avec mon ami Patrick Nadeau sur la conception d’un événement autour du temps et du végétal. Patrick me parle alors des « horloges végétales » du XVIIIͤ siècle, sorte de jardin qui s’animait tout le long du jour et donnait ainsi l’heure qu’il était … (approximativement, me précise-t-il, de son ton rêveur).
Tout Patrick Nadeau est là, un savant mélange d’érudition et de simplicité, un ton bien particulier…
J’ai rencontré la première fois cet oiseau tombé du nid, il y a dix ans, pour un projet en béton ! Le sujet était suffisamment surprenant : un architecte-designer amateur de végétal venant me parler d’un projet en béton ! Incongru. Il s’agissait de monter des bibliothèques végétales pour la ville de Rennes en utilisant la technologie des bétons haute performance : une magie, une poésie à l’état pur, une justesse du propos, une force tout en délicatesse, une présence tout en discrétion. En y repensant, je ne sais plus si c’est du projet ou de l’homme dont je parle. Qu’importe, Patrick est si empreint de son travail ou inversement, le résultat est là. Sa candeur sait dompter avec souplesse ce matériau vivant et lui imposer naturellement une conversation avec des formes figées. A moins que ce ne soit notre « jardesigner » qui ne s’en laisse imposer par le végétal et la matière vivante pour (ré)inventer des espaces plus sensibles et plus humains.
De la douceur dans un monde abrupt, urbain, et bétonné, un esprit vert et ouvert sur la nature, qui rêve peut-être de se voir transporter un jour vers les cieux par un haricot géant, voilà comment j’imagine Patrick Nadeau.
Mais ne vous méprenez pas ! Derrière ses petites lunettes et sa coiffure ébouriffée d’artiste un peu ailleurs se cache un architecte qui s’interroge à la fois sur la possibilité pour le végétal d’être enfin considéré comme un matériau de construction à part entière, et sur le statut même de la plante dans son individualité, sa diversité et son statut d’organisme vivant, unique et respectable. Des questionnements qui devraient être les nôtres lorsque nous piétinons nonchalamment, du bout de nos chaussures, ce que Dame Nature nous offre.
Dans le livre qui lui est consacré, on nous invite à une balade dans notre environnement quotidien, je veux parler de ce qui nous entoure où que nous soyons – en ville, à table, au bureau, au bain … – qu’importe, la nature nous enveloppe et a horreur du vide ! Ne l’oubliez jamais !

Laurent Denize d’Éstrées, préface de Thierry de Beaumont,
Végétal design / Patrick Nadeau, coédition Alternatives et Particule 14, 2012.

IN VIVO : distributeur de légume bio de saison du jour dans le Gers

L’image du distributeur automatique, symbole d’une certaine malbouffe (chips, barre chocolatée pris comme des repas) est en passe d’évoluer vers le mieux être. On connaissait les premiers distributeurs de lait et yaourts ou encore depuis 2010, à Lyon le 1er distributeur de légumes.

Là, l’initiative du Gers va plus loin puisqu’il s’agit d’un distributeur de 36 casiers qui propose des légumes frais du jour bio locaux et de saison, cultivés à 3 km de là. L’offre se superpose exactement à la demande, et permet à l’agricultrice de minimiser ses pertes. Pour le client, c’est la possibilité d’avoir des légumes frais cueillis il y quelques heures dans son assiette.

Ce sont deux producteurs de légumes bio de Castéra-Verduzan, dans le Gers) qui ont décidé d’utiliser une de ces machines pour vendre leur récolte aux habitants du village. Grâce à Sonia Coron et Sébastien Lasporte , carottes, tomates et courgettes issues de l’agriculture biologique sont maintenant disponibles en libre service.

Pas d’intermédiaire entre le producteur et le consommateur… les prix des légumes sont très raisonnables pour des légumes bio. Comptez 2,60 euros pour un kilo de poireaux. Les pommes de terre, elles, sont à 3,50 euros le filet de deux kilos et demi.

Avec même des idées recettes et cuisson (topinambour, betterave …) griffonnées par les agriculteurs !

Et la machine « est aux normes et a été pensée pour être accessible aux personnes handicapées ; elle est orientée au nord, ce qui fait que les légumes ne souffrent pas l’été et est alimentée 2 à 3 fois par jour.

Ainsi depuis juillet 2011, c’est le premier distributeur automatique proposant des légumes bio dans la région tous les jours, de 8 heures à 21 heures non-stop.

Le reste de la production non utilisé pour la machine part dans les paniers des Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) en région toulousaine et alimente également les assiettes du collège de Condom. Manger local bio dans les cantines ! Voir mon blog : Du bio local en restauration collective : film pédagogique : http://www.proame.net/du-bio-local-en-restauration-collective-film-pedagogique/

Maryline Passini

Plus d’informations :

Distributeur : 5, rue de la Garenne à Castéra-Verduzan

www.biogis.fr code 3062 ou 06 70 00 92 6 et voir aussi le blog

 

Un blog pour l’avenir


Non au futur (prévision froide). Oui à l'avenir (action humaine). Dixit le Petit Prince, "l'avenir, tu n'as pas à le prévoir, tu dois te le permettre".

Ce blog est dédié aux idées d'avenir positives, aux changements. La prospective est à la fois une science de synthèse pluridisciplinaire et un art pour défricher de nouveaux territoires, repérer des courants forces, explorer des imaginaires...

C'est surtout un outil Eureka pour inventer de nouveaux produits et services, sublimer ou mythifier une marque et ses produits, créer la valeur de la valeur....

Vive l'avenir, car ce qui est génial, c'est que tout commence et que tout est possible !

Maryline

Défilant