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Vague d’imaginaire : « tout flux » d’Océane Moussé

La jeune plasticienne illustratrice toulousaine, Océane Moussé, vient de sortir une  monographie aux Editions Populaires de son exposition « Tout flux » : une cinquantaine de dessins se déploient sur de long pliage (plages / pages)  où se déverse  la sensibilité de l’artiste tout en filigrane. J’ai particulièrement apprécié la justesse de sa vision océanique.  Un monde immersif et submersif où tout est flux et reflux, mouvements, migrations … et où l’infiniment petit et grand ne font qu’un.

En vous plongeant dans son livre vous croiserez des migrants tout droit sortis de terre par centaine pour rejoindre une file d’attente interminable, au milieu de nulle part. On effleure ici toute l’absurdité de l’existence humaine et du monde.

 

Vous vous mouillerez à des personnages insolites comme cet homme en maillot de bain, les mains agrippées à l’échelle, prêt à descendre dans une piscine imaginaire « mer de gazon », alors qu’à l’horizon apparaît un corps à moitié plongé dans l’herbe… Plus loin encore se déversera un flot des « Touristes » qui font la queue pour escalader un échafaudage et admirer le paysage

Je vous invite à découvrir son oeuvre sur son site : site artistique d\’Océane Mousse

Une artiste à suivre ….Maryline Passini

 

 

 

 

le fond des mers est notre avenir précieux

Quand le requin lézard, mi-anguille, mi-requin, véritable fossile vivant qui n'aurait pas évolué depuis des millions d'années croise l'entéropneuste rouge ni vraiment végétal ni tout à fait animal qui se nourrit de sédiments récupérés et filtrés grâce à une trompe en forme de fleur, c’est un ballet abyssal (Seapics.com/JH Editorial/Naturepl.com)

Quand le requin lézard, mi-anguille, mi-requin, véritable fossile vivant qui n'aurait pas évolué depuis des millions d'années croise l'entéropneuste rouge ni vraiment végétal ni tout à fait animal qui se nourrit de sédiments récupérés et filtrés grâce à une trompe en forme de fleur, c’est un ballet abyssal (Seapics.com/JH Editorial/Naturepl.com)

L’inventaire de la planète se poursuit au rythme annuel de 16 000 nouvelles descriptions d’espèces … la seule certitude acquise au cours des vingt dernières années est que le nombre total d’espèces vivantes est supérieur d’un, voire de deux, ordres de grandeur par rapport au 1,8 million d’espèces déjà décrites. Linné connaissait quarante mille espèces. Aujourd’hui, on en connaît 1,8 million. Nous savons qu’il existe cinq à dix fois plus d’espèces c’est-à-dire de 10 à 15 millions. Les forêts tropicales, les récifs coralliens, les grands bassins océaniques, les bactérie, nombre de champignons et l’ensemble des parasites constituent les principaux réservoirs d’espèces inconnues. Des estimations laissent supposer qu’entre 1 et 10 millions d’espèces inconnues de l’homme se cacheraient aux fonds des océans. Si les chiffres sont aussi approximatifs, c’est qu’à peine 5 % des océans ont été explorés. Oui on connaît mieux la lune que les abysses, les bactéries, les champignons !

C’est certain l’avenir de l’homme, c’est la biodiversité et notamment la biodiversité marine. Oui les fonds des mers vont changer nos vies dans le domaine de la santé, de l’ ‘énergie, de la beauté, de l’alimentation …, mais aussi régénérer notre culture du beau.

De surcroît, la naturalité de demain doit désormais prendre ses sources au sein même de l’évolution biologiques depuis les temps les plus ancestraux datant de 500 millions d’années car c’est à cette époque que sont apparus les premiers être organisés qui ont évolué jusqu’à l’homme. Le minéral notamment le le carbonate de calcium (ca++ion majeur de la vie) est à la genèse de cette évolution …. La vie est issue de la mer milieu éminemment riche en CA++ comme le sera plus tard le liquide amniotique qui nourrit l’embryon des mammifères.

Par ailleurs des organismes aux facultés incroyables défiant toutes nos lois attisent toutes les nations qui commencent à endosser leur panoplie d’explorateur car c’est le grâle de l’innovation radicale. Quelques exemples :

Bon nombre d’espèces des grands fonds sont translucide adaptées à un environnement où la résistance aux chocs et à la lumière n’est pas très utile, alors que les tissus souples ou gélatineux supportent parfaitement la pression (à 1000 mètres, cette pression est cent fois supérieure à celle de la surface et  à 10000 mètres, elle est d’une tonne par centimètre carré, l’équivalent du poids de 50 avions supporté par une seule personne) . De quoi innover en matière de matériaux, de véhicules, de transports mais aussi de vêtements, etc

Des bactéries fabriquent la vie avec du méthane : c’est de la chimiosynthèse (forme de vie inconnue jusqu’ici) qui utilise de l’hydrogène sulfuré, dans le cas de sources hydrothermales où l’eau chaude en fusion peut atteindre la température de 350° C, et du méthane dans celui des sources froides. L’homme meurt … Autre mystère à percer : beaucoup d’animaux vivant près des sources hydrothermales ont des hémoglobines complexes capables de fixer à la fois de l’hydrogène sulfuré et de l’oxygène, notamment grâce à des bactéries qu’ils abritent à l’intérieur de leurs cellules. Cette nouvelle forme de vie passionne les chercheurs et ouvre des voies jusqu’ici impensables dans le domaine des biotechnologies, le traitement des hydrocarbures, voire des métaux lourds, mais aussi la pharmacopée, les produits industriels… Disposer de bactéries ou d’enzymes résistant à des pressions, des températures ou des pH extrêmes (acidité), attisent de facto toutes les convoitises.

Dans un article dossier du Figaro Magazine de Christophe Doré (que je vous conseille vivement de lire), Sophie Arnaud-Haond, chercheuse à l’Ifremer, confie avoir recensé le nombre de brevets déposés sur des organismes marins ou des gènes issus d’organismes marins. Selon elle, il explose dans des domaines aussi variés que la pharmacie, la médecine, l’agroalimentaire, la cosmétique…

L’article du Figaro souligne par ailleurs les potentialités anti oxydantes des enzymes découverts dans les abysses hydrothermaux car « leurs performances permettent de simplifier la fabrication d’amidon, dont ils sont grands consommateurs en confiserie ou pâtisserie, mais aussi pour des colles, de la chimie fine, de la papeterie. tout le domaine des biotechnologies est évidemment en première ligne pour percer les vertus étonnantes des micro-organismes des grands fonds. L’industrie cosmétique les utilise déjà pour leurs qualités de protection et antioxydantes ». L’article souligne d’étranges facultés de régénération issues de ces espèces ahurissantes : « certains d’entre eux, toujours grâce à des bactéries, présentent en effet des facultés surprenantes de régénération. Utiliser ces possibilités pour « produire » des tissus cellulaires et des os compte parmi les espoirs des laboratoires aujourd’hui. » © Le figaro

Le Linné de la mer « mère » (evolution) est bien à inventer. Notre avenir se joue dans les abysses. Sachons cette fois le protéger et le réinterpréter (et non l’épuiser).

ced6b48a-ddde-11df-9971-401c095ef742Et si le tréfonds des mers est une locomotive de l’innovation, de la R&D, c’est aussi un nouveau mythe, un nouveau beau inspirant pour la créativité, le design, le marketing.

Jardins luxuriants, translucidité, bioluminescence, cache-cache.

MAQ 1564 ABYSSESPersonnellement,  je m’inspirerais des grands yeux de perles du Bathylagus … je ferais du poulpe éléphant Dumbo luminescent la mascotte de nos enfants (l’ourson lampe et bonbon du futur) et la star d’une Dream story tutti family. J’inventerais sans doute le mascara arc en ciel inspiré de la méduse arc en ciel (elle produit des arcs en ciels grâce à la texture particulière de ces cils qui l’aident à se déplacer) ou encore un pendentif, une coque phone… meduse

Méduser ? A vos abysses créatives.  Maryline Passini


O architectures suspendues : vivre dans les nuages !

Bis repetita, notre monde s’allège, on glisse sur la matrice, on rêve, on plane.A ce sujet bienvenue dans l’ère des architectures floatting time, des espaces nuages ..

Capture d’écran 2010-11-05 à 17.40.06Connaissez-vous l’architecte chinois Zhu-Pei  qui crée des architectures qui laissent une légère marque sur le paysage urbain. Des bâtiments quasi invisibles flottants comme son jardin nuage Jardinyi réalisé pour la Biennale d’architecture de Venise à découvrir sur son site www.studiopeizhu.com

L’architecture contemporaine défie même les lois de la gravité pour séduire par le « planing » le plus grand nombre. Telle est l’initiative folle du philosophe Alain de Botton et du collectif Living Architecture. regardez la maison Balencing barn, totalement renversant.

planer-The-Balancing-Barn

Ces deux exemples – et si vous chassez les nuages, le floating time vous le trouverez partout (cuisine, mode, parfum, boisson, etc ..)  – marquent non seulement un besoin de légèreté mais aussi une emprunte de plus en plus légère de l’homme sur la nature, l’environnement. Pensez à ce sujet à des idées comme l’éphémère durable, la grâce de l’invisible … Maryline

l’eau potable : un droit universel

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Vous avez sans doute découvert dans la presse de septembre, l’avancée historique sur l’eau, bien commun de l’humanité !

L’Assemblée générale de l’ONU a en effet reconnu mercredi 28 juillet l’accès à une eau de qualité et à des installations sanitaires comme un droit humain. Une décision jugée « historique » par la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno. Après plus de quinze ans de débats sur la question, 122 pays ont voté en faveur d’une résolution de compromis rédigée par la Bolivie et consacrant ce droit, tandis que 41 autres se sont abstenus. Le texte « déclare que le droit à une eau potable propre et de qualité et à des installations sanitaires est un droit de l’homme, indispensable à la pleine jouissance du droit à la vie ».

La résolution pointe le fait que 884 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à une eau potable de qualité et que plus de 2,6 milliards ne disposent pas d’installations sanitaires de base. Elle souligne qu’environ deux millions de personnes, pour la plupart des jeunes enfants, meurent chaque année des suites de maladies causées par une eau impropre à la consommation et l’absence de sanitaires. La résolution rappelle aussi la promesse, faite par les dirigeants mondiaux en 2000 dans le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement, de réduire de moitié d’ici à 2015 la proportion de personnes n’ayant pas accès à l’eau potable et à des installations sanitaires.

« C’est vraiment une avancée historique. C’est la première cause de mortalité, et personne n’en parle » a déclaré la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno. « Cela implique que tous les pays qui ont une ambition démocratique doivent maintenant essayer de se donner les moyens, ou de structurer leur organisation, pour répondre à cette attente », a poursuivi Mme Jouanno, assurant que la question de l’accès à l’eau « n’est pas fondamentalement un problème économique ». »Ce n’est pas le manque d’eau qui tue, c’est l’eau sale. C’est le fait qu’on n’ait pas organisé l’entretien des puits et l’assainissement autour des communautés locales », a-t-elle ajouté. Le « nerf de la guerre, c’est de travailler la gouvernance, plus que l’argent ».

Cet article a été rédigé à partir d’un article du Monde . Maryline

les pauses high tech sensibles, un nouveau luxe à inventer

Sans titre

Au tempo de la magic touch des I-Phone, I-Pad et autres, au rythme de l’Internet, le tout sur fond de nomadisme urbain absolu.. il serait temps d’imaginer des lieux, des espaces en ville (dans des magasins par exemple) pour que chacun puisse buller, se pauser high tech : écouter ses messages, téléphoner tranquille, surfer, travailler cool, etc. Et pourquoi pas s’inspirer de l’esprit pause-bulle multifonctionnelle de La « Wave Chaise », par exemple, concept imaginé par le designer brésilien Roberta Ramma.

Spécialement conçue pour les adolescents technophiles, le fauteuil mêle confort et technologies puisqu’il intègre une télévision, un ordinateur, une chaîne hi-fi et un lecteur de DVD.

On pourrait imaginer en ville des cocons high tech polysensoriels où chacun pourrait s’isoler comme en zone de silence dans une ambiance hyper sensorielle de son choix (sons, musiques, images, odeurs …lumière, etc). Un nouveau luxe techno sensible à inventer. Plus d’infos contacter proame. Maryline

cora büttner : le(s)ens de l’innovation

logoino2, cora Büttner

Cora est une jeune femme d’une intelligence et beauté sensible et déterminée. Elle  se pose des questions et elle sait se remettre en question. Elle cherche le sens profond des choses et souhaite insuffler plus de sens  et d’émotions dans la vie quotidienne. Et c’est tant mieux … car elle est une experte de la stratégie, de l’innovation et du marketing. Et dans ces domaines, beaucoup est à repenser, réorienter, revitaliser …  C’est pourquoi elle a choisi  de parier sur l’innovation par le design en créant Ino2 avec un partenaire design. En 2010, elle a assisté à une conférence sur les marchés pauvres – sujet sensible chez elle comme l’Afrique, qui l’a marquée petite ».  Je lui ai demandé de nous faire un billet sur le sujet et ensuite elle s’exprimera librement sur l’innovation par le design dans ce blog. Bonne  première lecture ! Si vous recherchez l’efficacité par le sens partagé, n’hésitez pas à faire appel à elle  …. De surcroît, elle sait ce qu’est générer du business gagnant, une marque leader, un produit qui fait une vraie différence.  C’est important car à notre époque il vaut mieux être ingénieux que pseudo créatif, pragmatique sensible que « guimauve » etc ! J’ai choisi d’exprimer l’identité de Cora par l’art autour de l’oeuvre de Barbara Krüger au « lettrisme » percutant et évident … Maryline

Barbara Kruger, tram de Strasbourg, commande publique, 1991.

Les marchés pauvres : nouvel eldorado pour les entreprises ?

… lire la suite

Un blog pour l’avenir


Non au futur (prévision froide). Oui à l'avenir (action humaine). Dixit le Petit Prince, "l'avenir, tu n'as pas à le prévoir, tu dois te le permettre".

Ce blog est dédié aux idées d'avenir positives, aux changements. La prospective est à la fois une science de synthèse pluridisciplinaire et un art pour défricher de nouveaux territoires, repérer des courants forces, explorer des imaginaires...

C'est surtout un outil Eureka pour inventer de nouveaux produits et services, sublimer ou mythifier une marque et ses produits, créer la valeur de la valeur....

Vive l'avenir, car ce qui est génial, c'est que tout commence et que tout est possible !

Maryline

Défilant